POURQUOI LA PHOTO ?

Hello, hello!

Comme je vous l’expliquais brièvement dans mon article 30 ANS : CE N’EST PAS SI FACILE, je suis actuellement en pleine reconvertion professionnelle. Enfin, à moitié, puisque la photographie a toujours fait partie de mes passions (je me souviens encore de mon premier appareil photo rose offert lors d’un Noël il y a fort fort longtemps !), et qu’elle est directement liée au métier que je pratique, à savoir le journalisme.

Aujourd’hui, les rédacteurs sont en effet de plus en plus amenés à jouer le rôle de photographe et à illustrer par eux-même leurs articles ; ce qui cause un réel problème au sein de la profession, les photographes ayant de moins en moins de travail, et les rédacteurs ne sachant pas toujours maîtriser le matériel. Une réduction des effectifs pour les uns, une adaptation à de nouvelles compétences pour les autres ; et surtout, malheureusement, une production photographique, un résultat qui en pâtit dans la plupart des cas, notamment au sein de ce que l’on appelle la PQR, la Presse Quotidienne Régionale. Tout ceci est bien évidemment lié à la crise de la presse et aux énormes soucis budgétaires qu’elle rencontre ; si bien que les rédactions ont dû s’adapter et souvent privilégier le gain de temps et (surtout) d’argent à la qualité. Mais ceci est un autre sujet…

La première fois que j’ai réellement pris conscience du plaisir que j’avais à capter le regard d’une personne ou à saisir un moment magique à travers un appareil, ce fut en 2009, alors que je participais au festival Pantiero à Cannes. Cette première participation à cette inconditionnelle fête de l’été cannoise en tant qu’accréditée a d’ailleurs été le point de départ de mon premier blog New Release, dédié  à la musique et à l’interview d’artistes. Un blog très brouillon, mais encore une fois, pour lequel les membres de l’équipe et moi avons pris beaucoup de plaisir !
A la base rédactrice, j’étais principalement chargée d’interviewer les artistes. Et puis, j’ai commencé à me lancer, à faire un portrait d’artiste, des photos de foule, du public, et de concerts. Le fait de travailler à l’époque dans une agence de presse photo avait déjà nettement développé ma sensibilité à l’image, mais là, quelque chose de particulier s’est révélé à moi. Une passion, un amour, une envie de bien faire, et surtout, un énorme plaisir.

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Alison Mosshart. Eurockéennes de Belfort, 2010.
© Commune Présence / Marine Leroy

Alors après ce festival, je ne me suis plus arrêtée. J’ai un peu fait le tour d’autres événements musicaux et culturels, et je me suis amusée. A travers ma passion de la musique, de la rencontre et du partage, voilà que je m’en découvrais une nouvelle. Je pouvais désormais illustrer par moi-même mes articles, et tout cela avait un petit côté très jubilatoire et satisfaisant.

Alors bien sûr, il est important pour moi de préciser que j’ai jusque là pratiqué la photo par loisir et passion, mais que je ne me suis jamais, jamais permise de me présenter comme professionnelle. Je n’aurai jamais eu cette prétention; d’autant plus que si j’ai un certain regard ou une certaine sensibilité, que je marche souvent à l’instinct, je n’ai pour le moment, que ce que j’appellerai « de bonnes bases ». Même si j’arrive à produire parfois de beaux visuels, je sais que je manque cruellement de technique. C’est pourquoi, grâce à un accompagnement que je vais commencer, et au cours duquel je vais devoir valider un bilan de compétences et des formations, j’espère d’ici quelques mois pouvoir être apte à proposer des prestations, pour la première fois. 
Avec déjà des bases et une petite maîtrise du matériel pas si mauvaise, j’espère réussir à progresser, encore et encore ; et autant vous le dire : il me tarde d’apprendre !

C’est aussi pourquoi ce blog est si important pour moi. Il n’est pas seulement un espace grâce auquel je vais pouvoir exercer mes deux passions (l’écriture et la photo). Il va être, également, à la fois mon champ d’exposition et mon terrain d’apprentissage. Car vos retours, vos critiques, qui seront toujours les bienvenus, m’aideront aussi j’en suis sûre à progresser. 

Alors voilà, maintenant que je vous ai un peu expliqué le pourquoi du comment, ne me reste plus qu’à travailler, travailler, et travailler encore, afin de vous présenter prochainement quelques travaux!

La tête au carré. Nice, juin 2015
© Commune Présence / Marine Leroy

M.

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