Tous les articles classés dans : Humeurs

À ALEP / حلب

Cela fait quelques semaines déjà que je me posais la question de savoir s’il fallait que j’écrive ou non sur le sujet. L’envie était grande, autant que l’est mon sentiment d’impuissance. Mais ce constat fait sur l’évidence que je ne suis ni géopolitologue, ni intellectuelle, ni sur place, m’empêchait de me lancer. Qui suis-je pour parler d’un sujet si grave ? Puis-je évoquer l’horreur d’une guerre sans être piégée par la désinformation ou bien être accusée de naïveté ? Est-ce qu’écrire sur celle-ci c’est oublier toutes les autres ? Autant de questions qui faisaient que je préférais rester réservée sur le sujet. Et puis, ce matin, j’ai entendu Nicole Ferroni délivrer sa chronique hebdomadaire pendant le 7-9 de France Inter. Percutante, comme chaque mercredi. Sauf qu’aujourd’hui, il y avait quelque chose d’inhabituel dans son exercice. Quelque chose de troublant. Quelque chose d’émouvant. En effet, ce matin, à la place des rires, il y avait des larmes. Bouleversée par son sujet, c’est avec sanglots que Nicole a prononcé les derniers mots d’une chronique qui ne peut …

– 13 NOVEMBRE –

13 novembre 2015. Un soir de match, un soir de fête, un soir de sorties, un soir entre amis. Une soirée exceptionnellement douce dans les rues de Paris. Et puis… Et puis vint l’horreur et l’incommensurable douleur. Une date banale devenue inoubliable. Un 13 novembre maudit, dont il sera gravé dans les mémoires qu’il s’agissait d’un vendredi. Des millions de français, qui n’oublieront jamais. Où ils étaient, ce qu’ils faisaient, comment ils ont appris, et réagi. Des millions d’âmes touchées, des millions de larmes coulées, des millions d’êtres rassemblés. L’union d’un peuple pour ses victimes, et leurs familles.  Une France entière au coeur lourd, mais qui jure, crie, chante, qu’elle restera toujours debout. Dimanche 13 novembre 2016. Victimes, familles, amis, hommes et femmes de terrain : nos pensées sont pour vous.  Fluctuat nec mergitur. M.L Notes : J’avais besoin d’écrire. Comme beaucoup de français aujourd’hui, j’avais certainement envie, besoin, « d’évacuer ». Impossible de ne pas se rappeler, impossible de ne pas revivre le contexte, impossible de ne pas ressentir à nouveau tous ces sentiments si forts qui nous …

A MA VILLE D’ADOPTION, DE COEUR : NICE…

« A ma ville de coeur, d’adoption, Nice.  A l’agence de presse dans laquelle je travaillais sur tes collines, j’ai vu l’horreur, souvent. Dans les bureaux de celle-ci, j’ai vécu une journée de 7 janvier 2015 assourdissante, effroyable. Ainsi qu’un soir de 13 novembre horrible, atroce, terrassant…traumatisant. Des faits divers impensables, des carnages, des guerres… des images qui marquent, j’en ai vues. Beaucoup. Trop. A mesure que les jours passaient, ce transfert qui s’établissait, et cette peur, toujours un peu présente, de sortir sans crainte.  Alors que la jeunesse scandait qu’il fallait continuer à vivre normalement, j’avoue avoir mis du temps à me défaire du traumatisme du Bataclan. Je me souviens d’avoir plusieurs fois fait pas en arrière devant les Galeries Lafayette par exemple après les attentats. Et m’être dit, qu’on ne pouvait plus, qu’il n’était plus possible, de penser que rien ne pouvait nous arriver. Il était devenu clair dans ma tête, malheureusement et tristement, qu’on ne pouvait plus aller nul part sans avoir la certitude d’en revenir vivant. La réflexion est aussi affreuse …

EN MAI SUR LE BLOG.

Le mois de mai a vu débuter pour moi ce nouveau projet qu’est Commune Présence. Nous ne sommes qu’au début de l’aventure et tant de choses restent encore à être développées, à s’améliorer. J’espère pouvoir bientôt multiplier les propositions et vous présenter plus de coups de coeur, de belles rencontres…

20 ANS ? DÉJÀ ?

Depuis que je ne suis plus à l’agence de presse, j’ai ressenti, c’est vrai, dans les premières semaines, comme un gros « contre coup » : s’il est assez « simple » de reposer  un corps fatigué, qui se relâche après tant d’intensité et d’investissement, l’esprit quant à lui, a dû mal à faire la balance entre l’acceptation de la situation (ne plus travailler = ruminer) et le besoin d’un repos nécessaire.  Pourtant, au fur et à mesure des jours, la réalité s’est imposée à moi, sans même que j’y réfléchisse. L’envie et la nécessité étaient là : il fallait absolument que j’arrive quelques temps à me  » détoxiquer / détoxifier  » de l’information. Les faits divers, les attentats, les querelles politiques honteuses, le sport à outrance… c’est comme s’il fallait que j’arrive à réoxiginer mon cerveau! Alors bien sûr, je n’ai pas cessé  de lire les gros titres pour autant. Je ne passe pas à côtés des infos principales, mais, il est vrai que j’ai nettement diminué ma lecture et mon intérêt pour les news. Besoin de souffler, …

ET VIVE LE CINÉMA !

Et voilà, le 69ème Festival de Cannes, c’est parti! Et comme chaque année, les hostilités ont été lancées après la fameuse cérémonie d’ouverture, dont la présentation a été confiée cette année au comédien français Laurent Lafitte (Papa ou Maman, Les Beaux Jours, Les Petits Mouchoirs…), connu pour son humour mordant. Autant dire qu’on attendait donc beaucoup de sa prestation sur la grande scène du Palais des Festivals. On avait hâte, on avait même un peu peur, tant on sait à quel point le discours d’ouverture est un exercice qui n’est pas franchement facile, limite casse gueule, surtout lorsqu’il est effectué devant un parterre de stars internationales. Si les américains sont connus pour leurs cérémonies audacieuses, aux grands moyens, et que les hôtes de ces soirées à récompenses savent souvent allier humour et provocation face à un public habitué et réactif, il est vrai que nos cérémonies françaises sont souvent, pour ne pas dire toujours, beaucoup plus « froides » et austères. Malgré, soulignons-le, tous les efforts mis en place. Mais après tout, on ne va pas se mentir, …

30 ANS : CE N’EST PAS SI FACILE.

Premier post, et donc, première appréhension, premières peurs et premiers doutes. L’appréhension d’écrire de nouveau après une pause bien trop longue, la peur de ne pas être à la hauteur, d’avoir perdu en style, de ne pas réussir à fidéliser le lecteur, et enfin le doute, quant au sujet choisi pour débuter cette nouvelle aventure. L’expérience est à la fois excitante et effrayante.