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PLAYLIST DE LA SEMAINE #22 – MES DERNIÈRES DÉCOUVERTES.

Bonjour à tous,

Voici le retour de la Playlist de la semaine après un petit mois d’absence. Et oui, si vous suivez un peu mon Instagram, vous savez que j’ai lancé ma micro-entreprise, et que je suis donc moins présente sur le blog. Pour suivre mes nouvelles et futures aventures (j’en suis encore à l’étape de la création du site), vous pouvez d’ailleurs suivre mon compte pro : @marineleroy.p
Mais revenons en à nos moutons, ou plutôt nos chansons.
Ce lundi, contrairement à d’habitude, pas de thème bien précis choisi. Par contre, toujours beaucoup d’échange et de partage puisque je vous propose une Playlist consacrée à mes dernières découvertes. Merci Shazam !
N’hésitez pas à vous exprimer, commenter, partager. À faire part de vos propres découvertes et coups de coeur. C’est toujours plaisant de faire connaissance avec vous. 😊

Bonne écoute et très belle semaine à toutes et à tous. 😘  Lire la Suite

COUPS DE COEUR – DU ROSE SUR NOS PIEDS.

Depuis quelques semaines, je focalise sur les baskets et les sneakers rose. Pourquoi une telle fixette ? Allez savoir! Je n’ai jamais vraiment porté de rose… Mais peut-être que le fait d’avoir eu la grande chance que mon homme m’offre un magnifique manteau rose Tara Jarmon pour Noël y est pour quelque chose. Peut-être suis-je tout simplement en quête de la paire idéale à associer avec ce petit bijou de manteau.
Peut-être aussi que le rose illumine tout simplement un peu les vêtements tristes de nos hivers aussi bien qu’il ajoute une touche de pep’s à nos tenues d’été. Associé à un jean boyfriend clair par exemple, j’adore.
Ci-dessous, je vous présente donc une petite sélection de baskets que j’aime particulièrement. Certaines d’entre elles, je l’avoue, font déjà partie de ma petite collection (oui, je sens que c’est bien partie pour que cela en devienne une !) ☺️ Lire la Suite

PLAYLIST DE LA SEMAINE #21 – BY HILDE MORK

Hi there !

A few months ago (here), I talked to you about one of my favorite people that I follow on Instagram : the graphic designer and stylist photographer Hilde Mork. Definitely, one of my biggest « coup de coeur  » on the social networking the platform.
Like I already said it before, the world of this Norwegian artist blows my mind since I really feel that I connect with every pictures she posts on her profile. The beauty, the purity, the sincerity that exude from her photos is everything I’d love to reach one day with my work, as a new adventure is beginning for me. Yes, I’m finally registered as an independant photographer. Stress is here but fingers crossed!
Anyway, today, I have the great pleasure to share with you a Playlist that Hilde was very kind to create for Commune Présence. I was very curious to know if music was important to her and what kind of music she was into.
Also, I have to thank her again, ’cause she’s a very busy worker and mum. So Hilde, thank you again for your time and kindness. Means a lot to me.
And, from her to you, here are some words about the whole playlist:
« I love to work when the music is diverse, some slow music, some with a good, dancing vibe! And I love french music! Christine and the Queens, but also older music like Gainsbourg and Francoise Hardy!  » French music ? Isn’t she the best ? 😉😘 Lire la Suite

PLAYLIST DE LA SEMAINE #20 – NIGHTS

Parfois, avoir quelques insomnies a du bon, comme lorsque cela vous inspire à créer une Playlist de la semaine 😉
La nuit est un thème cher et très présent chez les auteurs et les artistes. Les sujets qui y sont liés sont aussi vastes que ses mystères. Et chacun d’entre nous l’appréhende différemment. On la fête ou on la craint. On la retient ou on s’y perd. Elle accompagne nos rêves ou réveille nos fantasmes. Elle peut être douce ou agitée… Lire la Suite

COMPTES INSTAGRAM À SUIVRE #4 – SEXY, MIMI, JOLIE… LINGERIE !

Nous y voilà. Le mois de février est arrivé, et avec lui : un flot de campagnes publicitaires à l’occasion de la prochaine Saint Valentin. Inévitable comme la carotte sur le nez d’un bonhomme de neige.
Alors ici, je ne lancerai pas un débat pour savoir si :
– on doit être pour ou contre (bien que vous puissiez laisser votre avis 😜)
– l’amour a besoin d’une journée spéciale pour être célébré.
– il ne s’agit pas tout simplement que de marketing.
– malgré tout, c’est toujours l’occasion d’un petit rappel qui peut rallumer la flamme.
Rayez les mentions inutiles 🔝
Ces questions, comme un marronnier ( ⚠️alerte jargon journalistique), on y est confronté chaque année.

Ce que je vous propose, c’est de prendre cette Saint Valentin comme l’occasion de vous soumettre une nouvelle sélection de comptes Instagram à suivre.
Alors vous me direz, ce n’est pas très original, et je n’ai pas eu besoin de chercher des heures pour l’inspiration du thème, c’est vrai; mais… pour, allez disons le, encourager un peu ce 14 février, j’ai choisi de vous parler  » lingerie « . C’est beau pour les yeux, et c’est pratique, ça peut servir toute l’année ! 😉 Lire la Suite

SALON MAISON & OBJET 2017 : COUPS DE COEUR EN PAGAILLE !

La semaine dernière, j’ai eu la chance de pouvoir me balader à travers les allées du salon Maison & Objet, qui se déroulait au Parc des expositions de Villepinte. Un rendez-vous international et incontournable, pour tous les professionnels de l’art de vivre, de la décoration d’intérieur et du design.
Pass autour du cou et appareil photo à la main, c’est fraîche et pimpante que je suis arrivée dès l’ouverture, prête à faire de belles découvertes et rencontres.
Seulement voilà, il faut que vous sachiez une chose : passer une seule journée sur le salon, c’est, comment dire… ha oui, un peu comme ne passer qu’une demi-heure à Disneyland Paris ! Ce n’est, vraiment pas, suffisant ! Remplaçons donc le verbe  « balader » ci dessus par « cavaler » 😜
Et pour tous ceux qui ne connaissent ni Villepinte ni ce salon, voici quelques chiffres qui pourront vous donner une idée approximative de la douleur ressentie sous mes pieds en fin de journée :
– Le parc a une surface d’exposition de 242 200 m2 pour 9 halls.
– Y sont présents et répartis près de 2900 exposants.
– Je suis restée 8 heures sur place.
– J’ai effectué 12, 2 km, soit 17 102 pas ! (la preuve sur mon iPhone).
Alors bien sûr, j’aurais aimé pouvoir prendre plus de temps, afin de pouvoir en faire le tour complet, et surtout, de pouvoir échanger plus longuement et posément avec les exposants. Malheureusement, je n’ai pas eu la possibilité de me déplacer à Paris pour plus d’une journée. Ce qui représente déjà bien sûr une très belle opportunité.

Tout au long de la visite, j’ai pu admirer de très beaux objets et décors, découvrir de nouvelles marques et tendances. Discuter avec certains exposants. Ce fut une journée très inspirante.
Parmi tous ces passionnés de décoration et de design, beaucoup de grands noms qui n’ont plus besoin de faire leur pub assurément, mais aussi beaucoup, beaucoup de jeunes talents, dont certains étaient là pour la première fois, afin de défendre leurs idées, projets et identité.
Alors, il serait bien évidemment trop long de nommer toutes les personnes que j’ai rencontrées, de citer toutes les marques qui ont attiré mon attention, tous ces objets et accessoires magnifiques ou ludiques pour lesquels j’ai craqués.
Cependant, je vous ai tout de même préparé une petite liste de coups de coeur.
😊 Lire la Suite

REVUE DE PRESSE #1 – PAULETTE N°31

Janvier 2017. Le nouveau Paulette, ou plutôt le Paulette nouveau est arrivé. Pour marquer le début de cette nouvelle année, le magazine féminin 100% indépendant fait peau neuve en lançant sa nouvelle formule. Teasé depuis plusieurs semaines déjà, j’étais personnellement impatiente de découvrir ce numéro 31, parfaitement intitulé « Nouveau souffle ».
C’est en effet, exactement ce qu’insuffle le magazine dès le premier regard, grâce à sa nouvelle direction artistique.
Première différence notable, bien évidemment : le passage à un format légèrement plus grand, qui confère tout de suite à Paulette une nouvelle prestance. Page après page, on découvre ensuite une maquette beaucoup plus épurée, précise et aérée. Les textes et les images semblent respirer. La lecture devient plus fluide.
Beaucoup de douceur transparaît dans ce « Nouveau souffle » , ce que j’apprécie beaucoup. En feuilletant Paulette, j’ai eu la sensation que le magazine se rapprochait de plus en plus de parutions telles Darling ou Kinfolk par exemple. J’en ai apprécié la lecture du début à la fin. Cette nouvelle formule, bienvenue et très réussie,  amène une fraîcheur authentique indéniable.
Cher Paulette, quel chemin parcouru en huit ans! Bravo à toutes les équipes. Ce nouveau départ est franchement réussi!

© Marine Leroy

Ce que j’ai retenu et aimé dans ce numéro 31 / janvier – février 2017 :

– La première page très poétique et légère, sur laquelle ne s’appose qu’une citation.
– Le très bel édito d’Irène Olczak, la fondatrice du magazine (page 8). Inspirant et réconfortant.
– La découverte de la collaboration entre Eric Bompard et Albertine (page 12). Ce body 😍 !
– Le portrait d’Emma François, qui nous rappelle (ou nous apprend), que Sessùn fête déjà ses 20 ans! (page 13)
– Les pages « Emplettes » : qui proposent une sélection de produits rassemblés autour d’une couleur et de sa gamme de tons. Et qui nous permettent de faire de belles découvertes ! Attention, section dangereuse pour les acheteuses compulsives 😜
– Page 30 : une photo de Manu Fauque, représentant des chaussures plates en cuir Solovière, posées sur un rocher au bord de l’eau. Belle.
– Page 65 : la rencontre ciné avec le réalisateur Wim Wenders que nous propose Stéphanie Chermont.
– Avoir pu découvrir l’univers de la photographe Lina Scheynius, grâce à Pauline Weber. (Page 70)
– Les tableaux monochromes. (Page 98)
– Page 102 : la carte  blanche laissée à Anaïs Kugel, photographe que j’aime beaucoup, que je suis sur Instagram depuis quelque temps déjà. Cette photo : 💜 👌🏻
– Page 113 : Lison Herledan qui nous parle des Médecines douces. (Pour la pratiquer, je vous conseille la sophrologie).
– Et enfin, page 131, le carnet de voyage de la jeune Anouk Maupu (22 ans), qui nous raconte la Mongolie à travers texte et photos.

À toutes les lectrices qui ne connaissent pas encore Paulette, je vous conseille de vous procurer ce numéro « Nouveau Souffle », disponible chez tous vos bons marchands de journaux. Parfait par exemple, pour un agréable dimanche cocooning 😉

PLAYLIST DE LA SEMAINE #19 – HOMMAGES…

C’est un peu l’exercice habituel de la fin décembre : nous rendons hommage à nos personnalités disparues au cours de l’année passée.
Hier, je préparais ma playlist hebdomadaire, dédiée aux chanteurs qui nous ont quittés en 2016. Avec cette pensée : « j’espère ne pas avoir à en ajouter d’autres d’ici demain.. »» Malheureusement, ce matin, j’apprends le décès de George Michael, avec beaucoup de tristesse.
2016 sera donc jusqu’au bout une année sombre pour la musique.
Pour quelques minutes, laissons donc tomber les mots et faisons place à la musique pour se recueillir.

1 – Michel Delpech – Le Chasseur (1974)
Auteur, compositeur, interprète français populaire et aimé de tous, Michel Delpech est décédé le 2 janvier 2016 à l’âge de 69 ans, des suite d’un cancer.

2 – David Bowie – Space Oddity (1969)

Icône internationale, David Bowie a bouleversé les codes et l’histoire de la musique. Atteint d’un cancer du foie, le chanteur britannique meurt le 10 janvier 2016, deux jours après son anniversaire. Ce fut le premier choc de cette année noire. Son dernier album, Blackstar, était sorti le jour de ses soixante neuf ans. 

3 – Sharon Jones – I Learned The Hard Way (2010)
Chanteuse américaine de soul, Sharon Jones est décédée le 18 novembre dernier à 60 ans. Elle aussi, luttait depuis plusieurs années contre un cancer.

4 – Billy Paul – Me and Mrs Jones (1972)
De son vrai nom Paul Williams, le chanteur américain Billy Paul est mort le 24 avril 2016 à 81 ans. Comme Sharon Jones, il meurt des suites d’un cancer du pancréas.

5 – Earth, Wind & Fire – Fantasy (1977)
Maurice White, fondateur et chanteur du célèbre groupe Earth, Wind & Fire, est décédé le 4 février 2016 à Los Angeles. Il avait 74 ans et était atteint de la maladie de Parkinson. 

6 – Paul Kantner – Flowers of The Night (1973)
Cofondateur entre autre, du groupe de rock psychédélique Jefferson Airplane, Paul Kantner est décédé le 28 janvier 2016. A l’âge de 74 ans, il est victime d’un arrêt cardiaque.

7 – A Tribe Called Quest – Jazz (We’ve Got) (1991)
Membre du groupe de rap A Tribe Called Quest, le rappeur Phife Dawg disparaît à l’âge de 45 ans le 22 mars 2016, suite à des complications liées au diabète ; maladie dont il souffrait depuis de nombreuses années.

8 – Leonard Cohen – You Want It Darker (2016)
Le célèbre poète, romancier, compositeur et chanteur québécois à la voix grave, est décédé le 7 novembre 2016. Il avait 82 ans.

9 – George Michael – Spinning The Wheel (1996)
C’est le jour de Noël que le chanteur britannique George Michael nous quitte. A seulement 53 ans. Pour le moment, les causes de sa mort reste inconnues.

10 – Prince – Cream (1991)
Artiste marquant des années 80, le Kid de Minneapolis comme il était surnommé, est mort le 21 avril 2016 à l’âge de 57 ans. Trois mois après David Bowie, c’est une autre immense star de la musique qui disparaît, victime d’une overdose suite à un mauvais mélange de médicaments.

PLAYLIST DE LA SEMAINE #18 – EN PISTE!

C’était le thème de la semaine, évident, inévitable, et pourtant, j’ai choisi de vous l’épargner. Non, la Playlist #18 ne sera pas consacrée aux chansons de Noël! Oui, je sais, merci. 😉
Mais, qui dit fêtes de fin d’années, dit forcément quelques lâcher-prises sur le dancefloor (ou sur votre moquette ou bien encore sur le parquet de la salle municipale). Alors, afin de célébrer l’art de mouvoir son corps, et d’encourager les futures humiliations des soirées à venir (il est déconseillé d’essayer de reproduire les portés de DALS… mais il y aura toujours un oncle bourré ou un ami relou pour relever le défi), je vous ai tout simplement préparé une petite Playlist dédiée à la danse.
Plus sérieusement, si les titres suivants évoquent tous la danse, si vous tendez bien l’oreille, vous comprendrez que cet exercice peut révéler beaucoup d’émotions différentes. Sous des rythmes pop, funk ou rock, la danse sert de multiples motivations.
Danser pour s’amuser et se défouler bien sûr. Mais, danser pour oublier aussi. Danser pour séduire aussi. Danser pour rendre hommage… Danser pour se libérer.

À tous, je vous souhaite de joyeuses fêtes. 🎄
N’oubliez pas de boire avec modération et surtout, d’immortaliser en photos à leur dépent les plus belles chorégraphies de vos amis 😉

 

 

1 – Iam – Je Danse le MIA
Petit balancement à droite, petit balancement à gauche…
« Hey DJ met nous donc du Funk, que Je Danse Le Mia / Je Danse Le Mia / Fait pousser le Pioneer à fond pour danser le MIA / Je Danse Le Mia / Ce soir les bagues brilleront pour danser le MIA / Je Danse Le Mia »


2 – Arctic Monkeys – Dancing Shoes
Ou quand un garçon est trop timide en club pour approcher la fille qui lui plait.
« Get on your dancing shoes / There’s one thing on your mind /Hoping they’re looking for you…»


3 – Justice – D.A.N.C.E
« Do the dance / Do the dance / You’re always there for music and me… »

 


4 – Chilly Gonzales – You Can Dance
À priori les filles, vous êtes invitées ici à remuer du popotin tout en galbant votre poitrine.
« You can dance / you can dance / you can dance »

 



5 – Jamiroquai – Canned Heat
Voilà quelqu’un qui semble vouloir oublier tous ses problèmes et son stress. Son seul moyen d’y parvenir ? Danser, danser, danser.
« Dance / Nothing left for me to do but dance / Off these bad times I’m going through just dance… »

 


6 – Bee Gees – You Should Be Dancing
Y a-t-il quelque chose à rajouter ?
Impossible de résister. Il n’y a plus qu’à apprendre la choré les gars…

 

 

7 – Madonna – Into The Groove
Hum. Cette chanson serait-elle une allégorie sur le sexe ? Madonna serait-elle à la recherche d’un homme pour la satisfaire ? Quoiqu’il en soit, la star relève ici toute la sensualité que représente la danse pour elle.
« Only when I’m dancing can I feel this free / At night I lock the doors, where no one else can see / I’m tired of dancing here all by myself / Tonight I want to dance with someone else…»

 


8 – Robyn – Dancing On My Own
Ou quand une fille observe la personne qu’elle aime danser avec une autre… Snif.
« I’m in the corner / Watching you kiss her /Oh oh oh / I’m right over here / Why can’t you see me? / Oh oh oh / I’m giving it my all / But I’m not the girl you’re taking home / Ooh ooh ooh / I keep dancing on my own…  »



9 – Hollysiz – Come Back To Me
Sous ses airs electro pop, ce titre est un hommage à un père disparu. Ancien acteur, et danseur.
Cécile Cassel transforme ici un chagrin et un manque en une énergie révoltée et communicative. On danse avec elle.
« I’ve got your rythm in my blood / Your crazy touch in my soul / My memory’s out of control.
I can’t get you out of my mind… / Come back to, come back to dance / With me. »

 


10 – Justin Timberlake – Can’t Stop The Feeling!
L’un des tubes de l’été. Certainement devenu insupportable pour beaucoup.
Mais qu’importe puisqu’il nous invite juste à danser, danser, danser…
« Nothing I can see but you when you dance, dance, dance / A feeling good, good, creeping up on you / So just dance, dance, dance, come on… »

 

RENCONTRE : MARIE FILLEAU, FONDATRICE DE BIANCA PARIS.🕯

Je suis heureuse de pouvoir enfin vous proposer un nouveau portrait, fruit de ma rencontre avec Marie Filleau, créatrice de la toute récente marque de bougies parfumées Bianca Paris.
Comme déjà confié précédemment, si vous me suivez un peu, vous savez que ce que j’aime avant tout, c’est la rencontre, la découverte et le partage. Je suis donc vraiment ravie de pouvoir vous faire découvrir aujourd’hui l’univers de Marie et de Bianca Paris.

Marie est une jeune femme de 25 ans, rémoise d’origine, diplômée d’une école de commerce. Après un premier poste au sein d’une maison de champagne renommée, Marie a décidé de changer de voie. Comme beaucoup d’entre nous, Marie fait partie de cette génération qui n’aura pas un parcours professionnel linéaire. À l’aise dans son premier job, la jeune rémoise ressent cependant un manque, se pose beaucoup de questions, et sent qu’une autre aventure l’attend quelque part. Afin de se ressourcer, Marie part rejoindre l’un de ses frères quelques jours à Bali. Un voyage inoubliable qui lui aura permis d’y voir plus clair sur ses envies.
De retour en France, revigorée et plus dynamique que jamais, elle décide de monter sa propre entreprise. Depuis le début, elle sait qu’elle est motivée par l’envie de créer un e-commerce. Ainsi, de sa passion pour la décoration et les bougies est née Bianca Paris.
Si je me suis intéressée au projet de Marie, c’est à la fois parce que j’ai eu un coup de coeur pour ses bougies, mais aussi parce que son parcours me parle, et que je pense qu’il peut aider d’autres personnes qui aimeraient se lancer à leur compte. Moi-même à l’aube d’immatriculer ma micro entreprise, je suis toujours curieuse et admirative de ces jeunes, de ces trentenaires, qui décident de quitter le salariat pour suivre leurs envies d’indépendance tout en ayant conscience des difficultés et des risques que cela comporte.

Cette semaine, Marie m’a chaleureusement accueillie chez elle afin que nous puissions nous entretenir et faire connaissance. À peine étais-je entrée dans son appartement que j’en tombais amoureuse. Je fus en effet immédiatement charmée par l’ambiance qui y règne. Murs blancs, parquet, papiers peints chics et sobres, déco soignée et épurée… les lieux sont si cosy et accueillants qu’on ne peut que s’y sentir à l’aise. Un endroit parfait qui pour le moment fait également office de bureau pour la jeune femme. Dans le salon, ordinateur et paperasses administratives couvrent une partie de la grande table en verre sur laquelle sont aussi stockées quelques boîtes de bougies.
Après avoir été happée par l’atmosphère qui nous entourait, j’ai tout de suite compris d’où Bianca Paris puisait ses inspirations et tout le soin qui avait été apporté à chaque étape et détail de sa création. Dans les bougies qu’a créées Marie, il y a autant d’implication que d’authenticité.  Une douce couleur blanche, un contenant élégant, des fragrances délicates… confèrent une esthétique précieuse à un produit 100% naturel (la cire est végétale) et 100% français (fabrication artisanale).

Pour les amatrices de bougies, ou pour ceux qui pensent au statut d’indépendant, je vous invite à lire l’entretien qui suit. Grâce à l’expérience de Marie, non seulement vous en apprendrez plus sur l’univers de la bougie, mais vous serez aussi peut-être conforté dans vos envies d’entreprenariat. Le parcours de Marie est en effet un bel exemple de motivation et de réussite.
Lucide quant aux diverses facilités et contraintes qu’elle a pu rencontrer, la jeune femme n’hésite pas à porter un regard honnête et juste sur son projet.
Extraits.

© Marine Leroy

Marie, peux-tu commencer par nous parler brièvement de ton parcours s’il te plait ?
Bien sûr. J’ai commencé par faire une école de commerce à Reims, puis, je suis partie à Toulouse pour faire un Master de Contrôle de Gestion spécialisé en Expertise Comptable. Pour mon stage de fin d’études, je suis revenue à Reims, parce que toute ma famille est ici, et j’ai travaillé dans une maison de champagne, qui a par la suite fini par m’engager. Au bout d’un an et demi, j’ai cependant commencé à prendre conscience que je ne m’épanouissais pas totalement. Même si mon entourage professionnel était très sympa, qu’il s’agissait d’une très belle maison, je ressentais comme un manque. Je n’étais pas complètement heureuse d’aller travailler le matin, et c’est alors que je me suis dit « Marie, si c’est comme ça à 25 ans, qu’est-ce que ça va être à 40 ans ? »
Du coup, je suis partie fin Mars à Bali, parce que mon frère vit en Asie, et on s’est rejoint là-bas. J’avais besoin de me ressourcer, de me vider la tête, parce qu’à ce moment là, ça n’allait pas fort. Lors de ce voyage, j’ai réussi à ne penser à rien. C’est très bizarre comme sensation. Le fait d’être dans un nouvel environnement, d’avoir laissé de côté tout ce qui était ordinateur, téléphone, actualités, etc… cela m’a procuré un bien fou. Je suis rentrée sur-motivée! Comme si je démarrais un nouveau chapitre.
Mais quand je suis revenue, il fallait bien que je travaille. Pour autant, je ne me voyais pas aller à Pôle Emploi pour trouver du boulot. Je voulais surtout trouver ce que je voulais faire, moi.

Comment as-tu démarré ton activité ? Et pourquoi la bougie parfumée ?
La bougie, ce n’est pas venu tout de suite. La première activité que je voulais vraiment lancer de façon déterminée était un site de e-commerce. Je souhaitais pouvoir travailler de chez moi, seule, car j’arrive très bien à me motiver, et je n’ai pas forcément besoin de quelqu’un pour me superviser. Ensuite seulement s’est posée la question du produit. Et en fait, la réponse m’est venue assez rapidement. Il m’a suffit de regarder un peu autour de moi pour me rendre compte que j’étais entourée de bougies! C’est un produit que je consommais (et consomme toujours!) beaucoup. C’est un produit consommable, non périssable, que l’on peut stocker assez facilement, et normalement, ça marche beaucoup. Voilà pour l’idée.
Quand il a fallut la concrétiser, l’aide de mon ami m’a été très précieuse, je dois l’avouer. Il est développeur web, et a donc pu me créer un site internet à mon goût, sur mesure, tout en me faisant économiser une grosse somme d’argent. Puis j’ai fait appel à une graphiste, rémoise elle  aussi, et c’est elle qui a imaginé le logo Bianca Paris, qui a réalisé les petites illustrations et les étiquettes. Le but était que tout soit très sobre, très épuré.

© Marine Leroy

 

Il a fallut ensuite faire confectionner tes bougies. Peux-tu nous parler de ce processus  de fabrication ?
Les bougies sont fabriquées dans le sud de la France et je travaille avec deux partenaires.
Un maître artisan cirier, qui coule les bougies à la main. C’est un travail vraiment très minutieux, car il y a beaucoup d’éléments à respecter comme des températures et des dosages de concentration de parfums.  Puis une parfumeuse de Grasse qui a créé les parfums sur mesure. Pour chaque senteur, je lui ai donné un brief : des informations comme des images, des sensations, des souvenirs… Et pour chaque bougie, elle me faisait deux propositions, des formules uniques, créées pour la marque. Une fois les choix définis, elle en a fait une grosse production qu’elle a envoyé au maître artisan cirier. De son côté, il a pu commencer à faire ses mélanges, avec des concentrations qui sont en fait un peu toutes différentes. Parce qu’en fait, ce que je voulais absolument, c’était que ces bougies sentent aussi bien à froid qu’au brûlage, sans que cela soit trop entêtant.
Je suis une très grande consommatrice de bougies, et il y a parfois des bougies qui peuvent couter très très cher mais qui me prennent au nez, qui sentent trop fort. Et du coup, quand c’est le cas, on vient à les laisser de côté, ce qui est vraiment dommage.
Pour Bianca Paris, ce sont donc des dosages très précis. Nous avons fait beaucoup, beaucoup de tests. Au final, ce sont six senteurs qui ont été composées.

© Marine Leroy

Combien de temps finalement cela a-t-il pris pour concrétiser le projet  ?
L’idée m’est venue en avril 2016 et le site a été lancé fin octobre. Cela a été relativement assez rapide, mais j’ai quand même mis trois mois à trouver mon maître artisan cirier. J’ai fait beaucoup de recherches, parce que je ne voulais pas du tout quelque chose d’industriel et je voulais vraiment promouvoir l’artisanat français.

Pourquoi  « Bianca Paris » ?
Honnêtement, il n’y a pas un gros brainstorming derrière ce nom, c’est venu un peu comme ça un jour. C’est un prénom que j’aime bien, très féminin, que je trouve très chic, très élégant, c’est l’univers que je voulais donner à mes bougies, quelque chose de raffiné. Et puis, « bianca », cela veut aussi dire « blanc » en italien et ma bougie ne subit aucune coloration, elle est blanche naturellement.

© Marine Leroy

Aujourd’hui, on a l’impression que la bougie est devenue l’objet indispensable  à avoir dans une maison. Toutes les marques « créent » et commercialisent leurs bougies, on en retrouve partout. Comment penses-tu te démarquer, réussir à te faire une place au sein de ce marché ? Il faut avoir la motivation de se dire que c’est possible…
Premièrement, je pense déjà me différencier grâce aux compositions de mes parfums. Encore une fois, le fait de travailler avec un artisan cirier est vraiment un atout.
Aujourd’hui, on a tendance a toujours voir des parfums à la senteur unique (rose, vanille, caramel..) et, connaissant l’envers du décor, il faut savoir que ce sont des parfums que l’on achète en bidon. Par exemple, le « caramel » d’une marque est le « confiture de lait » d’une autre marque concurrente, alors que c’est exactement la même formule.
Mes parfums quant à eux, sont créés sur mesure : ils ont leur caractère propre et singulier et ont aussi un univers. Je ne propose pas « caramel », je propose plutôt « La Gourmande », qui a aussi des petites notes de confiture de lait, des petites notes de miel, de lait chaud. Il y a une histoire derrière chacun des parfums de mes six bougies.
En faisant mes recherches au début, je suis tombée sur des entreprises qui faisaient « à façon », c’est-à dire qu’elles produisaient en grande quantité pour plusieurs marques. C’est pour cela que je disais que c’est à peu près le même parfum partout, au final il n’y a que le design et l’étiquette qui change. Ces entreprises faisaient aussi bien des bougies pour un club de foot célèbre que pour une boulangerie. Ce sont des personnes qui n’ont pas de marque propre, mais qui font à façon, pour les autres.
Après, il y a aussi de grandes marques de bougies parfumées, très concurrentielles, mais aussi très confidentielles, qui ont leur propre usine, leur propre parfumeur. Par contre, là où elles pèchent un petit peu, c’est au niveau de la cire : elles utilisent des mélanges de paraffine et de végétal. Et la paraffine ce n’est pas top du tout, c’est du pétrole. En plus de cela, un autre souci de la paraffine c’est qu’elle absorbe beaucoup le parfum donc la bougie a un moins bon rendu olfactif, et aussi, le verre de la bougie noircit. Parce que justement c’est de la suie. Et c’est ce que tu respires. Niveau composition, il faut donc faire attention, malgré les odeurs divines de certaines bougies. Mais ça, c’est le choix de chacun.
Il y a trois types de cire : la cire animale (c’est la cire d’abeille) , la cire minérale (la paraffine) , et la cire végétale, qui peut être du soja ou de la palme (plutôt décriée aujourd’hui) . Pour Bianca Paris, je n’utilise que du naturel, et c’est du soja.
Ensuite, je pense que j’ai quand même un bon rapport qualité prix. Les bougies sont à 34 euros chacune. Un prix raisonnable, et en fait en dessous de la moyenne, bien plus bas que ce que les femmes que j’ai interrogées pendant mon étude de marché était prête à payer.
Autre élément très important pour moi bien sûr : tout est fait en France. Du verre jusqu’à l’étiquette.
Mon visuel se distingue aussi. On est dans un coffret, non pas dans un étui comme beaucoup peuvent le faire. C’est un coffret que j’ai fait aussi fabriquer en France, par une entreprise Lyonnaise. Je l’ai voulu aussi très simple, très épuré, très sobre et ce que je voulais surtout, – j’avais un exemple d’école de commerce, de marketing en tête – c’était quelque chose comme les boîtes d’Iphone. Je m’explique : on ne sait pas pourquoi, mais même si elles ne nous servent à rien, on finit toujours par les garder. Donc ce que je voulais, c’est une boîte que l’on puisse garder par la suite, dans laquelle on pourrait par exemple mettre ses bijoux.  J’ai des clientes qui  y rangent leur parfum dedans. Je voulais vraiment qu’on puisse garder le coffret.

© Marine Leroy

Tu proposes six bougies de 180g. Penses-tu élargir la gamme prochainement ?
J’ai d’autres senteurs en back up, auxquelles je pense oui, par contre pas de fabrication avant l’été prochain. Je fais produire en petite quantité pour le moment, pour me laisser le temps de voir si la marque va fonctionner comme je le souhaite. Pour le moment, j’ai de la chance, car tous les parfums marchent bien. Avec un plus pour « La Boisé » et « La Douce », mais peut-être aussi parce que c’est la saison qui le veut. Les hommes ont tendance à aller plus vers « La Fruité » et « La Boisé » , les jeunes filles adorent « La Gourmande » et les femmes un peu plus mûres aiment bien « La Florale » et « La Tonique » surtout. Dont j’ai une cliente type : 45/50 ans, hyper dynamique, qui a tendance à faire du yoga. C’est assez marrant et hallucinant. Mais je pense que celle-ci marchera aussi bien cet été, c’est un mélange d’agrumes et de verveine, c’est citronné.

© Marine Leroy

© Marine Leroy

As-tu des revendeurs ?
Au début je ne voulais vendre que sur le site internet, c’est pour cela qu’il a été créé. Le digital est un moyen de communication et de distribution dont on ne peut plus se passer. On peut toucher les gens partout, aussi bien au niveau national qu’international. On est dispo tout le temps pour répondre aux demandes. Ce n’est pas une boutique où tu ne touches que la population locale et où tu n’es ouverte que 5 jours par semaines, de telle heure à telle heure. C’est vraiment ce modèle de distribution que je voulais.
Mais grâce aux réseaux sociaux, j’ai des petites boutiques qui me contactent pour me distribuer. Ce qui est bien car cela me permet de gagner en visibilité, par contre, cela peut me manger une grosse partie de ma marge, qui n’est déjà pas énorme. Donc pour le moment, vu que je débute, c’est vrai qu’aller chercher les revendeurs n’est pas ma stratégie première. Si l’on vient m’en faire la demande, j’accepte, mais c’est vrai que ce n’est pas encore moi qui vais vers eux.
Après, j’ai remarqué qu’il y a avait aussi ce type de clientèle, intéressée par la bougie parfumée, mais réticente à l’achat sur internet, puisqu’impossible de sentir par avance les parfums et que l’achat d’une bougie marche beaucoup au coup de coeur, c’est vrai. Donc du coup, je suis entrain de développer quelque chose avec ma parfumeuse pour remédier à cela. On voudrait créer des petits testeurs, comme on trouve chez les parfumeurs, qu’on protégerait et qu’on enverrait gratuitement. Le client pourrait ainsi faire son choix plus facilement avant de passer commande.
Ensuite, Bianca Paris est vraiment récente, et pour le moment, ce qui fonctionne bien, c’est le bouche-à-oreille, et j’en suis très satisfaite. Je commence à avoir des clientes qui recommande, avec un peu plus de volume. Les retours clients ne sont que positifs pour le moment. Ils sont assez contents, ils m’écrivent généralement que l’odeur correspond bien à ce qu’ils imaginaient par rapport au descriptif qu’ils avaient pu lire sur le site.
Les retours m’intéressent beaucoup, c’est important d’écouter sa clientèle.

© Marine Leroy

© Marine Leroy

Quels conseils pourrais-tu donner à quelqu’un qui a envie de se lancer à son propre compte, de lancer sa marque ? Comment l’encourager ?
Il faut être bien entouré. Famille ou amis, un bon support moral est un atout majeur. Mais il faut aussi avoir de bons conseillers autour de soi, qu’il s’agisse d’avocat, de comptable, de la Chambre de Commerce… il faut se sentir en confiance avec les personnes qui vont vous aider à porter votre projet. Et le plus important de tous les conseils : il faut se faire confiance. Faire attention à tous les avis qu’on va vous donner. On me disait : « il faudrait faire comme ci, comme ça », on me donnait parfois beaucoup d’avis, mais les propositions que l’on me faisait ne me ressemblaient pas. Il faut s’écouter, garder ses valeurs et suivre son instinct.
Mon objectif était de tout faire en France. J’ai réussi, mais, j’ai été tentée bien sûr par la production de boîte en Asie par exemple, pour des questions économiques évidentes. Alors, garder la production en France me revient plus cher, mais c’est un choix que j’ai fait, je m’en suis tenu à mes valeurs. Je voulais vraiment proposer un produit 100% made in France et je suis heureuse d’avoir réussi.

© Marine Leroy

Pour nos lecteurs qui auront succombé à ton univers. Peux-tu nous donner quelques un de tes derniers coups de coeur :

– Cinéma : « La Guerre est déclarée » de Valérie Donzelli m’a beaucoup marqué.


– Littéraire : 
je suis une fan de polars suédois, surtout ceux de Camilla Läckberg


– Déco : une photographie de Max Wanger, le modèle « The Wait » ou « Solitude ».

© Max Wanger

© Max Wanger

© Max Wanger

– Mode : Sézane bien sûr, les Low Montana que je rachète pour la 2ème fois!


– Musique :
Agnès Obel et les musiques de Hans Zimmer, qui me transportent à chaque fois.


– Parfum :
Mediterranean Honeysuckle Aerin (Estée Lauder), c’est mon parfum d’été mais j’ai du mal à m’en séparer, même l’hiver…

 

M.

À ALEP / حلب

Cela fait quelques semaines déjà que je me posais la question de savoir s’il fallait que j’écrive ou non sur le sujet. L’envie était grande, autant que l’est mon sentiment d’impuissance. Mais ce constat fait sur l’évidence que je ne suis ni géopolitologue, ni intellectuelle, ni sur place, m’empêchait de me lancer. Qui suis-je pour parler d’un sujet si grave ? Puis-je évoquer l’horreur d’une guerre sans être piégée par la désinformation ou bien être accusée de naïveté ? Est-ce qu’écrire sur celle-ci c’est oublier toutes les autres ? Autant de questions qui faisaient que je préférais rester réservée sur le sujet.
Et puis, ce matin, j’ai entendu Nicole Ferroni délivrer sa chronique hebdomadaire pendant le 7-9 de France Inter. Percutante, comme chaque mercredi. Sauf qu’aujourd’hui, il y avait quelque chose d’inhabituel dans son exercice. Quelque chose de troublant. Quelque chose d’émouvant. En effet, ce matin, à la place des rires, il y avait des larmes. Bouleversée par son sujet, c’est avec sanglots que Nicole a prononcé les derniers mots d’une chronique qui ne peut laisser personne indifférent.

Touchée par ce que je viens d’entendre, je décide que je vais écrire. Parce qu’après tout, ce blog est un espace sur lequel j’ai décidé de poser parfois mes humeurs. Mes mots ne changeront rien. Ne sauveront personne. Mais de la profonde modestie et impuissance dont ils proviennent, ils seront là pour dire aux habitants d’Alep toute la désolation qui m’imprègne face au cauchemar non pas qu’ils vivent, mais qu’ils subissent.
Voyez-vous, à peine ai-je fini d’écrire cette phrase que je ressens un sentiment de honte. Qu’en ont-ils à faire de nos mots ?
Alors oui, je ne suis pas énarque, encore moins spécialiste de la Syrie, je ne comprends pas tout, ne connais pas assez bien les  « pourquoi », « comment » et enjeux de ce conflit et ne chercherai pas à l’analyser ou l’expliquer. Puisque tout ce qui importe ici, c’est l’humain; ces familles et ces enfants qui chaque jours, attendent la mort…

Que dire… Qu’écrire ? À part l’impuissance terrible que l’on peut ressentir face à cette situation dramatique. Que fait la communauté internationale pour aider ces populations démunies, abandonnées, dont les villes et les vies sont détruites les unes après les autres par les bombes ? Que font nos pays ? Quand est-ce que les dirigeants de ce monde vont-ils se décider à réagir; ou plutôt agir ? Au lieu de pousser leurs propres citoyens à se replier sur eux-mêmes, à véhiculer la peur de l’autre, à vouloir construire des murs ? Comment ne pas comprendre l’exil brutal, que peut engendrer un tel conflit armé ? Attendent-il qu’il ne reste plus rien de ce pays, sinon seules les âmes errantes d’innocents ? Avons-nous réellement conscience de la destruction massive que subit Alep ? Avez-vous essayé de regarder à quoi ressemblait cette ville avant cette guerre ?  Vous souvenez-vous de ses couleurs ? Nicole Ferroni en fait un rappel malheureux au cours de sa chronique en citant un extrait du Guide du Routard 2006 consacré à la ville. Son parallèle est  saisissant et poignant. Cette « cité mythique de ce monde », si vivante et colorée n’est aujourd’hui plus que ruines.

Comment peut-on laisser des êtres humains vivre pareille souffrance ?
Comment rester insensible devant de telles images, de telles détresses ? Comment ne pas être en colère, comment ne pas ressentir de frustration, une fois encore, face à notre impuissance à aider ces civils ?
Un crime contre l’humanité se déroule sous nos yeux, et pourtant, cette impression déchirante qu’il s’est « banalisé  » pour nos populations. C’est ce que je ressens et ce qui me mets hors de moi, lorsque les journaux télévisés arrivent à l’évoquer 2m30 avant de passer sans transition à un sujet sur les marchés de Noël… Ce que subissent les civils, les médecins, les aides humanitaires sur place et pourtant loin de l’être, « banal »…

Que peuvent changer mes mots posés là pour ces pauvres gens, alors que je vis un quotidien normal dans mon confort occidental ? Rien.
 « Rien ». Le mot pèse, et la prise de conscience de ce qu’invoque ce mot est soudainement lourde et violente, pour quiconque aimerait pouvoir venir en aide à ce peuple d’Alep, comme aux autres.
J’aimerais aider, agir, mais ne sais comment.
Je suis révoltée.

M.

PLAYLIST DE LA SEMAINE #17 – DUOS / DUETS

Cette semaine, j’ai décidé de consacrer notre Playlist aux duos. Une fois encore, le choix était large. Mais, comme je vous en ai parlé la semaine dernière, je tente toujours de proposer un liste de titres qui soit la plus éclectique et surprenante possible. Même si, je l’avoue, il y a des coups de coeurs personnels sur lesquels parfois je ne me vois pas faire l’impasse. Ce sera le cas ici avec cette Playlist #17.
À noter qu’exceptionnellement, deux titres sélectionnés n’ont pu être intégrés au lecteur Spotify, ceux-là n’étant pas disponible sur la plateforme. Vous ne pourrez donc les retrouver qu’à la fin de cette article en vidéo.

Je vous souhaite une belle écoute, une belle semaine, et de belles découvertes 😘

 

 

1 – 7 Seconds – Neneh Cherry & Youssou N’Dour (1996)

2 – Under Pressure – Queen & David Bowie (1981)

3 – Say Say Say – Paul McCartney & Michael Jackson (1983)

4 – Ain’t No Mountain High Enough – Marvin Gaye & Tammi Terrell (1967)

5 – As – George Michael & Mary J Blige (1998)

6 – Georgy Porgy – Eric Benét & Faith Evans (1999)

7 – Ballade de Melody Nelson – Serge Gainsbourg & Jane Birkin (1971)

8 – Where The Wild Roses Grow – Nick Cave & Kylie Minogue (1996)

9 – Girl From The North Country – Bob Dylan & Johnny Cash (1969)

10 – This Mess We’re In – PJ Harvey & Thom Yorke (2000)

11 – Interlude – Morrissey & Siouxsie (1994)

12 – To The End (La Comédie) – Blur & Françoise Hardy (2012)

13 – Come On Over (Turn Me On) – Mark Lanegan & Isobel Campbell (2008)

14 – Kiss – Scout Niblett & Bonnie Prince Billy (2007)

15 – Somethin’ Stupid – Frank Sinatra & Nancy Sinatra (1967)

16 – Nothing Matters – Tricky & Nneka (2013)

17 –  Dream A Little Dream Of Me – Louis Armstrong & Ella Fitzgerald (1950)

18 – Stay – Rihanna & Mikky Ekko (2012)

19 – Don’t Give Up – Peter Gabriel & Kate Bush (1986)

20 – L.U.V – Daniel Darc & Alain Bashung (2008)

PLAYLIST DE LA SEMAINE #16 – LOVE, LOVE, LOVE.

Ha l’amour… thème universel, intemporel. Et dont je crois nous n’avons jamais eu autant besoin.
En ce mois de novembre gris et froid, après des actualités peu réjouissantes, quoi de mieux qu’un peu d’amour pour réchauffer les coeurs ? Du love, on veut du love.

Pour cette première session sur le thème de l’amour, j’ai choisi de ne sélectionner que des titres en anglais. D’ici quelques mois, j’ajouterai une seconde playlist composée uniquement de chansons françaises. Nous continuerons à parler d’amour…
L’amour, qui d’ailleurs s’écoute et s’emporte partout. Au lit, en balade, à la plage, dans les transports et parfois même, oui, à la salle de sport… (pour les plus courageux).

Pour réaliser mes playlists, j’essaye de m’en tenir du mieux possible aux principes et contraintes que je me suis fixés. Ainsi, j’essaye un maximum d’éviter les répétitions, d’intégrer à celles-ci des morceaux  « trop évidents  » , ou des titres qu’on a pris l’habitude d’appeler des « classiques « , ces inévitables qu’on a entendus des milliers de fois et qui seraient généralement indissociables du thème à la base choisi.
Mais parfois, il y a de tels  » chefs-d’oeuvre », qu’il est impossible de passer à côté. Et j’espère que d’en inclure à mes playlists n’altère pas la qualité de l’ensemble. Car ce que j’aime par dessus tout en créant ces playlists, c’est d’essayer de proposer une composition éclectique, afin qu’il y en ait pour tous les goûts comme on dit, mais aussi d’avoir l’espoir de vous faire découvrir des univers, des artistes que vous ne connaissiez alors pas encore. Et pourquoi pas, que vous attrapiez un coup de soleil, un coup d’amour, un coup de je t’aime… Euh pardon, un coup de coeur, un coup de coeur!  😜

L’amour, tous les artistes s’en sont inspiré. Poètes, peintres, chanteurs… tous nous ont dévoilé leurs sentiments amoureux à travers leurs créations. Mais si l’amour est universel, il est aussi propre à chacun, donc jamais le même.
Ci dessous, vous entendrez des artistes célébrer leur amour, dévoiler leurs déceptions amoureuses, pleurer leurs ruptures, questionner leurs histoires, confesser leur quête de l’être cher… Et cela, dans tous les styles. Car l’amour en chanson, ce ne sont pas que des ballades à la sauce guimauve. Du jazz au rock, en passant par l’électro ou le folk, vous vous apprêtez à découvrir l’amour sur lequel on rêve, l’amour sur lesquel on danse, l’amour sur lequel on crie, l’amour sur lequel on pleure, l’amour sur lequel on s’aime… L’amour heureux, l’amour rageux.
L’amour est partout. Et pour la peine, cette semaine, c’est triple dose !

1 – That’s The Way Love Goes – Janet Jackson (1993)

2 – Good to Love – FKA Twigs (2016)

3 – Tough Love – Jessie Ware (2014)

4 – This Love – Craig Armstrong (1998)

5 – I Love You – Woodkid (2013)

6 – I ❤ U So – Cassius (2011)

7 – I Feel Love – Donna Summer (1977)

8 – Can’t Get Enough Of Your Love, Babe – Barry White (1974)

9 – Whole Lotta Love – Led Zeppelin (1969)

10 – This Is Love – PJ Harvey (2000)

11 – Spread Your Love – Black Rebel Motorcycle Club (2001)

12 – Too Afraid To Love You – The Black Keys (2010)

13 – Love Is Blindness – Jack White (2012)

14 – That Love – The Kills (2016)

15 – Somebody To Love – Jefferson Airplane (1967)

16 – Love Will Tear Us Apart – Joy Division (1990)

17 – Love Reign O’er Me – The Who (1973)

18 – You’ve Got The Love – Florence + The Machine (2010)

19 – Skinny Love – Bon Iver (2007)

20 – How Deep Is Your Love – The Bee Gees (1977)

21 – The Look Of Love – Dusty Springfield (1967)

22 – The Same Love That Made Me Laugh – Bill Withers (1974)

23 – Love and Happiness – Al Green (1972)

24 – Love That Girl – Raphael Saadiq (2008)

25 – Your Love is King – Sade (1984)

26 – Big Love – Fleetwood Mac (1987)

27 – Still Loving You – Scorpions (1984)

28 – I Want To Know What Love Is – Foreigner (1984)

29 – The Power of Love – Frankie Goes To Hollywood (1984)

30 – Love Me Tender – Elvis Presley (1956)

DIPTYQUES #9

Cela faisait un petit moment que je n’avais pas alimenté la rubrique ‟ Photos ” d’un beau reportage.
C’est chose faite aujourd’hui avec ces diptyques que j’ai réalisés après avoir passé plusieurs heures au centre d’une écurie. La beauté et la prestance des chevaux m’ont toujours émerveillée. Leur compagnie apporte une telle sérénité… Majestueux.

© Marine Leroy

© Marine Leroy

© Marine Leroy

© Marine Leroy

© Marine Leroy

PLAYLIST DE LA SEMAINE #15 – BRANCHEZ LES GUITARES…

Cette semaine, je pense pouvoir dire que tout est dans le titre…
Comme vous l’aurez sans aucun doute deviné, la Playlist #15 de ce lundi tend à rendre hommage aux guitares ainsi qu’aux artistes qui les apprivoisent.
Il ne fut pas simple de ne sélectionner que 10 morceaux, tant la planète regorge de musiciens exceptionnels, mais j’espère que vous saurez apprécier le choix qui a été fait.
Ci-dessous donc, des riffs vibrants, des cordes qui crissent, des guitares qui pleurent, et des moments de purs bonheur, envoutants, sur lesquels se libèrent nos corps…
À tous, bonne écoute, belle semaine, et  bon air guitar!  😉

 

 

1 – Chuck Berry – Johnny B. Goode (1958).

2 – Buddy Guy – She’s Got The Devil in Her (2001).

3 – Jimi Hendrix – Voodoo Child (Slight Return) (1968).

4 – Led Zeppelin – Dazed And Confused (1969).
À la guitare : Jimmy Page

5 – Deep Purple – Child In Time (1970).
À la guitare : Ritchie Blackmore

6 – Funkadelic – Maggot Brain (1971).
 » Lead Guitar  » : Eddie Hazel

7 – Santana – Black Magic Woman (1970).
À la guitare : Carlos Santana

8 – The Rolling Stones – Undercover (Of The Night) (1983).
À la guitare : Mick Jagger, Keith Richards, Ron Wood

9 – Lenny Kravitz – Are You Gonna Go My Way (1993).

10 – The White Stripes – Black Math (2003).
À la guitare : Jack White

 

– 13 NOVEMBRE –

13 novembre 2015.
Un soir de match, un soir de fête, un soir de sorties, un soir entre amis.
Une soirée exceptionnellement douce dans les rues de Paris.
Et puis…
Et puis vint l’horreur et l’incommensurable douleur.
Une date banale devenue inoubliable. Un 13 novembre maudit, dont il sera gravé dans les mémoires qu’il s’agissait d’un vendredi.
Des millions de français, qui n’oublieront jamais.
Où ils étaient, ce qu’ils faisaient, comment ils ont appris, et réagi.
Des millions d’âmes touchées, des millions de larmes coulées, des millions d’êtres rassemblés. L’union d’un peuple pour ses victimes, et leurs familles. 
Une France entière au coeur lourd, mais qui jure, crie, chante, qu’elle restera toujours debout.

Dimanche 13 novembre 2016.
Victimes, familles, amis, hommes et femmes de terrain : nos pensées sont pour vous. 
Fluctuat nec mergitur.

M.L

Notes :
J’avais besoin d’écrire. Comme beaucoup de français aujourd’hui, j’avais certainement envie, besoin, « d’évacuer ».
Impossible de ne pas se rappeler, impossible de ne pas revivre le contexte, impossible de ne pas ressentir à nouveau tous ces sentiments si forts qui nous ont transpercés.
J’ai voulu revenir sur le déroulement de la soirée, puis sur les détails. Sur l’évolution de la France depuis le « Bataclan ». Aussi bien au niveau politique que des esprits.
Et puis, j’ai vu ces familles, dignes, qui se recueillaient.
Et finalement, je me suis dit qu’aujourd’hui, il ne devrait y avoir de la pensée et de la place que pour eux. Mon modeste texte ci-dessus s’adresse à toutes les personnes qui ont vécu ce 13 novembre 2015. Je pense à eux.

L’an passé, j’ai par contre eu le grand besoin de m’exprimer. Vous pouvez retrouver le texte ici.

PLAYLIST #14 – TRAIN SONGS

Alors que j’ai commencé la lecture de « La Fille du Train  » de Paula Hawkins (dont l’adaptation cinématographique est actuellement en salle), j’ai eu envie de vous concocter une petite playlist spéciale « train ».
A savoir qu’en Amérique, les « train songs  » sont considérées comme un style musical à part entière, ayant pour thème principal le chemin de fer. Elles furent par exemple, une grande source d’inspiration pour le chanteur Johnny Cash.
Aujourd’hui, qui voyage encore en TGV ou TER sans une paire d’écouteurs ? Qui ne s’évade pas dans ses pensées en regardant les paysages défilés ou ne s’endort pas sur son siège au son de ses morceaux préférés ?
Les titres qui composent notre Playlist de la semaine couvrent une large palette de sentiments. Pensez à vos propres voyages. Souvenez-vous de ces quelques passagers que vous avez discrétement un jour observés… Ces visages dont vous deviniez les émotions, ces inconnus auxquels vous aimiez inventer une histoire…
Tant d’émotions qui se mélangent dans un même wagon. Il y a, les heureux, qui roulent vers des retrouvailles amicales ou familiales. Les passionnés, les excités, qui voyagent à la découverte de lieux rêvés. Les âmes en peine, dont on n’ose imaginer ce que cachent ces yeux tristes, ces quelques larmes. Et puis, il y a, les impatients, les fatigués, qui n’ont d’hâte que de retrouver leur chez eux…

 

1 – Love On A Real Train – Tangerine Dream

2 – Take the L Train – Brooklyn Funk Essentials

3 – Back Up Train – Al Green

4 – Midnight Train to Georgia – Gladys Knight

5 – Freight Train – Lightnin’ Hopkins

6 – I’ve Got A Thing About Trains – Johnny Cash

7 – 2:19 – Tom Waits

8 – 5:15  The Angels Have Gone – David Bowie

9 – Train Of Thought – Chilly Gonzales

10 – Mystery Train – The Doors