– Commune Présence –

– PRÉSENTATION –

Je m’appelle Marine, j’ai 32 ans, et je suis journaliste de formation.
Bien qu’ayant toujours eu une grande préférence pour la presse écrite (mon rêve était de créer un magazine culturel), c’est finalement au sein d’une agence de presse photo que j’ai travaillé pendant plusieurs années.

Une expérience très enrichissante, qui m’aura permis de mieux comprendre le fonctionnement et l’évolution constante des médias, mais qui, surtout, m’aura offert l’opportunité formidable de développer et nourrir l’amour sincère que j’ai pour la photographie.
Ce fut aussi, c’est vrai, un métier parfois très éprouvant, au vu de ce que peut être la réalité de l’actualité. Il y a des images qu’on préférerait ne pas avoir eu sous les yeux, des photos qui restent, qui marquent à jamais.
En fin de contrat, j’ai quitté mon poste en décembre 2015. Si beaucoup d’interrogations et de doutes ont surgit face à cette perte d’emploi, un besoin essentiel s’est cependant tout de suite fait ressentir : celui de me reconnecter avec ma première passion : l’écriture.

Il y a quatre ans, j’avais créé un premier blog, New Release, consacré à la musique et à l’interview d’artistes. Commune Présence n’est donc pas mon premier blog, mais aujourd’hui, il s’impose différemment à moi, comme une évidence, dans un contexte de reconversion professionnelle, et d’accomplissement personnel.
Au travers de cette nouvelle aventure, aucune prétention, sinon celle modeste, de réussir à vous faire découvrir et apprécier quelques humeurs et coups de cœurs. Si je m’éloignerai ici forcément un peu du journalisme, je puiserai cependant dans mon savoir faire afin de vous proposer des articles sous les formes les plus divertissantes et intéressantes possibles.
Cinéma, médias, musique, photo, lecture, arts de la table… j’espère réussir à vous communiquer le bonheur que j’ai d’échanger et de partager avec les lecteurs.

Ne me reste plus qu’à vous souhaiter bonne lecture et vous remercier de m’accompagner dans cette belle aventure:)

M.

– POURQUOI « COMMUNE PRESENCE » ? –

Trouver un nom de blog n’est pas une mince affaire, surtout lorsque ce dernier n’a pas pour but d’être dédié à un thème unique. Dans le cas contraire, j’aurai pu essayer de jouer sur les mots d’un champs lexical adapté. Mais ici, il fallait que j’arrive à dénicher un nom qui puisse évoquer l’esprit  d’un « mood board. »
J’aurai pu choisir une expression, un mot clé ou un adjectif qui me caractérise, mais je crois que j’ai eu peur de faire d’un trait de ma personnalité une représentation définitive.
J’ai donc cherché pendant des jours, griffonné sur papier des tas d’idées pas très bonnes, harcelé chéri pour qu’il m’aide, désespéré devant tous ces blogs aux noms qui claquent…
Et puis, alors que je m’accordais une petite pause, je me suis replongée dans la poésie de René Char, l’un de mes auteurs favoris. C’est là que j’ai découvert le poème Commune Présence, et que tout s’est enfin articulé comme une évidence. 

Je vous cite les premiers vers :

« Tu es pressé d’écrire
comme si tu étais en retard sur la vie
s’il en est ainsi fais cortège à tes sources
hâte-toi
hâte-toi de transmettre
ta part de merveilleux de rébellion de bienfaisance »

Ce poème m’a touché au coeur dans son entièreté. Car je ne pouvais trouver texte qui représente mieux l’ambivalence dans laquelle je me trouvais alors. L’envie fougueuse de création, mais le doute face à un présent douloureux.
René Char a célébré la vie, la nature et l’amour. A travers ses textes, il invite l’homme tourmenté et divisé à rentrer en résistance. Il encourage sa ténacité à ne pas se laisser soumettre aux doutes et aux peurs, le convie à l’introspection, l’incite à faire de sa lucidité l’atout de sa création.

Dès lors, Commune Présence m’est resté dans la tête. Je trouve ce titre très poétique. Et il évoque bien les intentions que je voulais donner à ce projet : créer une union, un lien particulier avec les lecteurs, au travers de passions et curiosités  » communes « . Qui sont habituelles (donc communes), qui nous appartiennent à tous (donc communes), et que nous aimons partager (donc communes). Et qui sait, peut-être qu’avec le temps, je finirai par devenir un peu « comme une présence » régulière dans vos petites habitudes web 😉

M.