ET VIVE LE CINÉMA !

Et voilà, le 69ème Festival de Cannes, c’est parti!
Et comme chaque année, les hostilités ont été lancées après la fameuse cérémonie d’ouverture, dont la présentation a été confiée cette année au comédien français Laurent Lafitte (Papa ou Maman, Les Beaux Jours, Les Petits Mouchoirs…), connu pour son humour mordant.
Autant dire qu’on attendait donc beaucoup de sa prestation sur la grande scène du Palais des Festivals. On avait hâte, on avait même un peu peur, tant on sait à quel point le discours d’ouverture est un exercice qui n’est pas franchement facile, limite casse gueule, surtout lorsqu’il est effectué devant un parterre de stars internationales.
Si les américains sont connus pour leurs cérémonies audacieuses, aux grands moyens, et que les hôtes de ces soirées à récompenses savent souvent allier humour et provocation face à un public habitué et réactif, il est vrai que nos cérémonies françaises sont souvent, pour ne pas dire toujours, beaucoup plus « froides » et austères. Malgré, soulignons-le, tous les efforts mis en place. Mais après tout, on ne va pas se mentir, il n’y a qu’à regarder une cérémonie des Césars pour s’en apercevoir…

Mais revenons en à la cérémonie d’ouverture de cette édition 2016.
Très sincèrement, je dois dire que je n’ai pas toujours tout compris, et qu’il m’en reste un sentiment assez mitigé. Je crois que je suis à la fois un peu déçue et déroutée. Peut-être, parce que malheureusement, je n’ai pas trouvé la prestation de Laurent Lafitte à la hauteur, alors que j’avais hâte de le voir en action, et que j’étais sûre qu’il allait savoir nous dépoussiérer un peu tout ce rituel redondant.
Dès le début, le comédien a choisi de frapper très fort, en provoquant un très grand malaise dans la salle, après s’être adressé de façon frontale et déconcertante (certains diront  » couillue « ) à Woody Allen. Pour ceux qui n’ont pas vu la séquence, voici comment l’acteur Laurent Lafitte a interpellé Woody Allen, installé au premier rang, puisque présentant hors compétition et en ouverture, son nouveau film Café Society :  » Ca fait plaisir que vous soyez en France, parce que ces dernières années vous avez beaucoup tourné en Europe, alors que vous n’êtes même pas condamné pour viol aux Etats-Unis.  » Référence aux accusations de sa fille Dylan Farrow qui l’accuse d’agression sexuelle ? Référence à Roman Polanski ? En tout cas dans la salle : grande gêne, entre silence et murmures de stupéfaction.
Même si j’aime l’humour corrosif, que j’apprécie l’audace que peuvent avoir un Ricky Gervais, une Tina Fey ou une Amy Poehler lors des Golden Globes par exemple, je ne sais pas pourquoi, je me suis retrouvée un peu décontenancée devant cette réplique, disons-le, carrément risquée.
Je ne sais pas si le réalisateur réagira à cette vanne un peu osée dans les jours qui viennent, mais c’est à se demander si cela ne remettra pas un peu en cause ses futures venues sur la croisette, lui le chouchou de Cannes.

Heureusement, pour faire oublier un peu tout ça et vite passer à autre chose, il y a eu l’apparition  surprise et élégante de Mademoiselle Catherine Deneuve (accueillie par une standing ovation), venue simplement et uniquement sur scène pour embrasser avec fougue le chef de cérémonie sur la bouche. Un beau baiser et puis s’en va, sous les applaudissement du public. Un moment qui se figera sans doute dans les plus beaux moments des cérémonies d’ouverture cannoises.
Puis il y eut également une autre belle entrée en scène : celle du duo Vincent Lindon (très barbu) et de la sublime Jessica Chastain, venus déclarer ensemble la 69ème édition du Festival officellement ouverte. ( A quand un film pour réunir ces deux grands acteurs ? )
En fin de cérémonie, c’est le chanteur M que nous avons retrouvé sur scène, pour rendre sobrement hommage à Prince, décédé récemment. Avec une belle reprise toute en douceur de  » Purple Rain « , le chanteur et ses choristes ont bien essayé de faire participer le public… mais  malheureusement, sans grand succès. Alors qu’à Hollywood les artistes se seraient tous levés ou auraient tous frappé dans leurs mains, à Cannes, aucune interaction ne s’est fair ressentir, malgré les plusieurs relances du choriste et du chanteur. Un froid presque total, une réaction quasi inexistante, que de trop rares émotions sur les visages. J’ai trouvé ce moment un peu dur pour être honnête, et pas très mérité pour Mathieu Chedid et sa troupe.
Enfin bref, vous l’aurez compris, cette cérémonie d’ouverture a laissé je pense beaucoup de monde perplexe.

Mais, Cannes reste avant tout ce blabla, un grand événement culturel français, une fête, qui m’a toujours un peu fasciné, et c’est pourquoi, avant tout, ce dont je voulais parler avec vous, c’était de CINÉMA !

Je ne suis pas ce qu’on peut appeler une vraie « cinéphile » (intellectuellement parlant), dans le sens où je n’ai pas de connaissances assez précises et pointues sur l’histoire du cinéma, que je ne connais pas les filmographies et les biographies des cinéastes par coeur, que je ne saurai expliquer l’évolution technique du cinéma… mais pourtant, J’AIME LE CINÉMA ! Je ne pourrais vivre sans cinéma.

Du plus loin que je me souvienne, je crois que cette passion pour le Septième Art, je l’ai toujours eu en moi.
Je commence par me remémorer ma petite enfance; on était encore bien sûr dans les années 80, et je me souviens de ces dimanches que mes parents passaient à regarder des films.
Je me revois accompagner mon père au magasin de location : et oui, à l’époque, on utilisait le magnétoscope et on louait encore des VHS, avec leurs jaquettes de mauvaises qualité !
Je me souviens d’avoir toujours fait le tour du magasin, et de l’avoir aussi observé faire ses choix. Et je me rappelle donc de ces dimanches où je participais aux séances ciné que s’octroyaient mes parents. A l’époque, pas d’écran plat comme aujourd’hui. Mais la magie était tout de même là. Surtout pour mes yeux de petite fille.
Ce sont donc mes premiers souvenirs liés au cinéma : les séances du dimanche.

Il y eut des fois où mes parents me renvoyaient dans ma chambre car les films  » n’étaient pas pour moi « , trop violents, ou trop explicites pour une enfant de mon âge. Je me souviens encore entendre ma mère dire  » ce n’est pas pour Marine là « . Elle, ne doit sans doute même pas imager que je me souvienne de tout cela; mais je peux même vous dire que le film était  » Rush  » (film de 1991, avec Jason Patric et Jennifer Jason Leigh).
Mais, je ne faisais pas que me cacher pour regarder les films en douce. J’avais, moi aussi, droit à ma part du gâteau. Les années 80… Quel bonheur! Quelle merveilleuse époque pour nous, jeunes trentenaires d’aujourd’hui. Ah ça, j’en ai passé du temps devant des films cultes. Qui le sont forcément devenus avec le temps du moins. SOS Fantômes (1984), Retour vers le futur (1985), Le flic de Beverly Hills (1985), Beetlejuice (1988) et celui que j’ai du regardé le plus de fois et que je connais par coeur : Les Goonies (1985) !

http://www.festival-cannes.com
Tout ces souvenirs… ce n’est que de la bonne nostalgie. L’époque de l’innocence 🙂
Alors voilà, comment tout à démarré. Voilà comment j’ai commencé à m’évader, à rêver, à me faire mes propres films, et peut-être aussi, que c’est le cinéma au fond qui m’a donné l’envie d’écrire, qui a développé ma sensibilité aux images, à la photo.

A l’adolescence, le mur de ma chambre était recouvert de posters de films.
A l’époque, j’achetais tous les mois plusieurs magazines dédiés au cinéma. Il y avait Ciné Live, qui était accompagné d’un CD qui contenait principalement des bandes annonces, des interviews, des reportages. Et puis Première, Studio Magazine…
Au collège, j’ai même fait mon premier exposé sur le cinéma, et plus particulièrement sur les actrices au cinéma. Se rappeler qu’à époque, pas d’internet, pas de wikipédia !

Je n’ai aussi jamais raté une cérémonie des Oscars, ou bien les ouvertures et clôtures du Festival de Cannes, les Césars. Peut-être parce qu’il y a toujours un peu de  » magie  » dans tout cela (c’est tout de même un monde à part), mais ce ne sont jamais les paillettes ou les  » stars  » qui m’ont attiré; ce fut toujours les acteurs, les images, les histoires.
J’aime les belles histoires, j’adore être chamboulée par un film, j’adore être prise au coeur, j’adore pleurer devant un film, et j’adore quand je découvre un film qui finit par s’inscrire sur la liste de mes films favoris. Cela n’arrive que rarement, de tomber amoureuse d’un film. C’est fort, c’est beau, c’est puissant ce que le cinéma peut provoquer comme émotion.

Ayant étudié le journalisme à Cannes, j’ai eu l’occasion lors de ma première année d’études en mai 2005,  de vivre le festival  » de loin « . Nous avions réussi à obtenir de petites accréditations, pour des projections mineures (aucunement péjoratif), ou des expositions, des petits événements, mais nous n’avions pas eu la chance extrême d’obtenir carte blanche, le pass presse VIP en somme. J’aurai tant aimé. C’est peut-être naïf, mais depuis toujours, mon rêve à été, et reste, de pouvoir être un jour accréditée sur le Festival de Cannes. Pas pour les belles robes, les soirées, le champagne, mais pour le cinéma, pour les acteurs.
J’ai déjà expliqué il me semble dans ma présentation, que mon rêve avait été de créer un magazine culturel, et que mes exercices favoris en journalisme étaient ceux de l’interview et du portrait. Et c’est donc pourquoi, ce que j’adorerais plus que tout, c’est de pouvoir un jour avoir l’occasion de rencontrer quelques uns de mes acteurs favoris et de pouvoir les interroger sur leur passion du cinéma. Ce qui m’intéresse ce sont les histoires, donc leurs histoires à eux aussi. Je ne chercherais pas forcément à rentrer dans leur intimité, mais quelque part, quand je fais une interview, j’apprécie toujours de voir et de sentir que la personne en face de moi se sent assez à l’aise et en confiance pour se laisser aller aux confidences ou au lâcher prise. L’échange, le dialogue et le partage, raconter des histoires, voilà ce qui m’intéresse. Comprendre une vie, un parcours.

Comme je le disais plus haut, je ne suis peut-être pas  » cinéphile / cinéphile « , mais j’ai un tel intérêt et amour pour les acteurs et leur film, que j’ai tout de même une bonne connaissance générale. Je sais mettre assez facilement un nom sur un visage. Car dès que j’ai un coup de coeur pour un acteur ou un film, j’ai toujours besoin d’en savoir plus.

Des films, des acteurs favoris, j’en ai, beaucoup. De tout genre. De toute époque. De tout âge.
Chez les hommes, je pourrais vous citer : Michael Shannon, Robert de Niro, Michael Fassbender, Tom Hardy, Adam Driver, Tom Hiddleston, Alain Delon, un peu Tom Cruise… et, Léonardo Dicaprio, même si je ne suis pas totalement fan de la personne, je dois avouer que c’est un acteur impressionnant.
Adolescente, j’ai eu ma période Johnny Depp. Certainement comme beaucoup de jeunes filles de l’époque. J’en étais folle. Aujourd’hui, ça me fait rire 🙂
Bon d’accord, au début, c’est certainement son physique qui a dû me plaire, plus que son jeu: oui,  je ne loupais aucun épisode de… attention, tous en choeur : 21 JUMP STREET ! Mais, mais, mais… je l’ai suivi, j’ai suivi sa carrière, vu pratiquement tous ses films, et puis, j’ai grandi aussi. J’ai admiré de plus en plus son jeu, ses films, ses transformations physiques, son talent. Ce n’est pas le meilleur de ses films, c’est certain, mais je me souviens encore avoir accompagné l’une de mes cousines au cinéma pour voir le premier Pirates des Caraïbes (2003). La première phrase que j’ai dite en sortant fut :  » il sera nommé aux Oscars pour cette performance  » ; et bien je ne m’étais pas trompée 😉

Edward au main d’argent (1990), forcément, Arizona Dream (1992), Ed Wood (1994), Dead Man (1995), Las Vegas Parano (1998), et voilà… le dernier  » bon  » film que j’ai vu étant Black Mass (2015).
J’ai aussi eu une petite période Brad Pitt, alors qu’il était encore le nouveau poulain d’Hollywood, et que toutes les critiques le destinaient à être le nouveau Robert Redford.
Je me souviens de Et au milieu coule une rivière (1993), Légendes d’automne (1994) (oh lala, 3h de film, 3h de larmes), Entretien avec un vampire (1994)Seven (1995)L’armée des douze singes (1995)Fight Club (1999)Snatch (2000)Babel (2006)L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford (2007)Benjamin Button (2008)The Tree of life (2011).

Malheureusement, je sais que vais fâcher beaucoup de personnes, mais je trouve que Johnny Depp et Brad Pitt, ce n’est plus vraiment ce que c’était, comme dirait l’autre. 

Chez les femmes, j’adore : Jessica Chastain, Julianne Moore, Isabelle Hupert, Meryl Streep, Cate Blanchet , Kate Winslet, Grace Kelly et Audrey Hepburn.
Mes réalisateurs : Terrence Malick, Jeff Nichols, Woody Allen, Martin Scorcesse, Jacques Audiard…

Alors voilà, à l’occasion du Festival de Cannes qui a débuté hier, je vais essayer de vous concocter un petit article sur mes coups de coeurs de cinéma, découvert grâce et via le Festival de Cannes. Car n’oublions pas que c’est aussi là le principal objectif d’un grand festival de cinéma : mettre en avant des films forts, de jeunes réalisateurs et de nouveaux talents.

Et pour finir, une fois n’est pas coutume, je vous laisse avec une citation :
 » Le cinéma, c’est l’écriture moderne dont l’encre est la lumière « , Jean Cocteau.

M.

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