RENCONTRE : MARIE FILLEAU, FONDATRICE DE BIANCA PARIS.đź•Ż

Je suis heureuse de pouvoir enfin vous proposer un nouveau portrait, fruit de ma rencontre avec Marie Filleau, créatrice de la toute récente marque de bougies parfumées Bianca Paris.
Comme dĂ©jĂ  confiĂ© prĂ©cĂ©demment, si vous me suivez un peu, vous savez que ce que j’aime avant tout, c’est la rencontre, la dĂ©couverte et le partage. Je suis donc vraiment ravie de pouvoir vous faire dĂ©couvrir aujourd’hui l’univers de Marie et de Bianca Paris.

Marie est une jeune femme de 25 ans, rĂ©moise d’origine, diplĂ´mĂ©e d’une Ă©cole de commerce. Après un premier poste au sein d’une maison de champagne renommĂ©e, Marie a dĂ©cidĂ© de changer de voie. Comme beaucoup d’entre nous, Marie fait partie de cette gĂ©nĂ©ration qui n’aura pas un parcours professionnel linĂ©aire. Ă€ l’aise dans son premier job, la jeune rĂ©moise ressent cependant un manque, se pose beaucoup de questions, et sent qu’une autre aventure l’attend quelque part. Afin de se ressourcer, Marie part rejoindre l’un de ses frères quelques jours Ă  Bali. Un voyage inoubliable qui lui aura permis d’y voir plus clair sur ses envies.
De retour en France, revigorĂ©e et plus dynamique que jamais, elle dĂ©cide de monter sa propre entreprise. Depuis le dĂ©but, elle sait qu’elle est motivĂ©e par l’envie de crĂ©er un e-commerce. Ainsi, de sa passion pour la dĂ©coration et les bougies est nĂ©e Bianca Paris.
Si je me suis intĂ©ressĂ©e au projet de Marie, c’est Ă  la fois parce que j’ai eu un coup de coeur pour ses bougies, mais aussi parce que son parcours me parle, et que je pense qu’il peut aider d’autres personnes qui aimeraient se lancer Ă  leur compte. Moi-mĂŞme Ă  l’aube d’immatriculer ma micro entreprise, je suis toujours curieuse et admirative de ces jeunes, de ces trentenaires, qui dĂ©cident de quitter le salariat pour suivre leurs envies d’indĂ©pendance tout en ayant conscience des difficultĂ©s et des risques que cela comporte.

Cette semaine, Marie m’a chaleureusement accueillie chez elle afin que nous puissions nous entretenir et faire connaissance. Ă€ peine Ă©tais-je entrĂ©e dans son appartement que j’en tombais amoureuse. Je fus en effet immĂ©diatement charmĂ©e par l’ambiance qui y règne. Murs blancs, parquet, papiers peints chics et sobres, dĂ©co soignĂ©e et Ă©purĂ©e… les lieux sont si cosy et accueillants qu’on ne peut que s’y sentir Ă  l’aise. Un endroit parfait qui pour le moment fait également office de bureau pour la jeune femme. Dans le salon, ordinateur et paperasses administratives couvrent une partie de la grande table en verre sur laquelle sont aussi stockĂ©es quelques boĂ®tes de bougies.
Après avoir Ă©tĂ© happĂ©e par l’atmosphère qui nous entourait, j’ai tout de suite compris d’oĂą Bianca Paris puisait ses inspirations et tout le soin qui avait Ă©tĂ© apportĂ© Ă  chaque Ă©tape et dĂ©tail de sa crĂ©ation. Dans les bougies qu’a crĂ©Ă©es Marie, il y a autant d’implication que d’authenticitĂ©.  Une douce couleur blanche, un contenant Ă©lĂ©gant, des fragrances dĂ©licates… confèrent une esthĂ©tique prĂ©cieuse Ă  un produit 100% naturel (la cire est vĂ©gĂ©tale) et 100% français (fabrication artisanale).

Pour les amatrices de bougies, ou pour ceux qui pensent au statut d’indĂ©pendant, je vous invite Ă  lire l’entretien qui suit. Grâce Ă  l’expĂ©rience de Marie, non seulement vous en apprendrez plus sur l’univers de la bougie, mais vous serez aussi peut-ĂŞtre confortĂ© dans vos envies d’entreprenariat. Le parcours de Marie est en effet un bel exemple de motivation et de rĂ©ussite.
Lucide quant aux diverses facilitĂ©s et contraintes qu’elle a pu rencontrer, la jeune femme n’hĂ©site pas Ă  porter un regard honnĂŞte et juste sur son projet.
Extraits.

© Marine Leroy

Marie, peux-tu commencer par nous parler brièvement de ton parcours s’il te plait ?
Bien sĂ»r. J’ai commencĂ© par faire une Ă©cole de commerce Ă  Reims, puis, je suis partie Ă  Toulouse pour faire un Master de ContrĂ´le de Gestion spĂ©cialisĂ© en Expertise Comptable. Pour mon stage de fin d’Ă©tudes, je suis revenue Ă  Reims, parce que toute ma famille est ici, et j’ai travaillĂ© dans une maison de champagne, qui a par la suite fini par m’engager. Au bout d’un an et demi, j’ai cependant commencĂ© Ă  prendre conscience que je ne m’Ă©panouissais pas totalement. MĂŞme si mon entourage professionnel Ă©tait très sympa, qu’il s’agissait d’une très belle maison, je ressentais comme un manque. Je n’Ă©tais pas complètement heureuse d’aller travailler le matin, et c’est alors que je me suis dit « Marie, si c’est comme ça Ă  25 ans, qu’est-ce que ça va ĂŞtre Ă  40 ans ? »
Du coup, je suis partie fin Mars Ă  Bali, parce que mon frère vit en Asie, et on s’est rejoint lĂ -bas. J’avais besoin de me ressourcer, de me vider la tĂŞte, parce qu’Ă  ce moment lĂ , ça n’allait pas fort. Lors de ce voyage, j’ai rĂ©ussi Ă  ne penser Ă  rien. C’est très bizarre comme sensation. Le fait d’ĂŞtre dans un nouvel environnement, d’avoir laissĂ© de cĂ´tĂ© tout ce qui Ă©tait ordinateur, tĂ©lĂ©phone, actualitĂ©s, etc… cela m’a procurĂ© un bien fou. Je suis rentrĂ©e sur-motivĂ©e! Comme si je dĂ©marrais un nouveau chapitre.
Mais quand je suis revenue, il fallait bien que je travaille. Pour autant, je ne me voyais pas aller Ă  PĂ´le Emploi pour trouver du boulot. Je voulais surtout trouver ce que je voulais faire, moi.

Comment as-tu démarré ton activité ? Et pourquoi la bougie parfumée ?
La bougie, ce n’est pas venu tout de suite. La première activitĂ© que je voulais vraiment lancer de façon dĂ©terminĂ©e Ă©tait un site de e-commerce. Je souhaitais pouvoir travailler de chez moi, seule, car j’arrive très bien Ă  me motiver, et je n’ai pas forcĂ©ment besoin de quelqu’un pour me superviser. Ensuite seulement s’est posĂ©e la question du produit. Et en fait, la rĂ©ponse m’est venue assez rapidement. Il m’a suffit de regarder un peu autour de moi pour me rendre compte que j’Ă©tais entourĂ©e de bougies! C’est un produit que je consommais (et consomme toujours!) beaucoup. C’est un produit consommable, non pĂ©rissable, que l’on peut stocker assez facilement, et normalement, ça marche beaucoup. VoilĂ  pour l’idĂ©e.
Quand il a fallut la concrĂ©tiser, l’aide de mon ami m’a Ă©tĂ© très prĂ©cieuse, je dois l’avouer. Il est dĂ©veloppeur web, et a donc pu me crĂ©er un site internet Ă  mon goĂ»t, sur mesure, tout en me faisant Ă©conomiser une grosse somme d’argent. Puis j’ai fait appel Ă  une graphiste, rĂ©moise elle  aussi, et c’est elle qui a imaginĂ© le logo Bianca Paris, qui a rĂ©alisĂ© les petites illustrations et les Ă©tiquettes. Le but Ă©tait que tout soit très sobre, très Ă©purĂ©.

© Marine Leroy

 

Il a fallut ensuite faire confectionner tes bougies. Peux-tu nous parler de ce processus  de fabrication ?
Les bougies sont fabriquées dans le sud de la France et je travaille avec deux partenaires.
Un maĂ®tre artisan cirier, qui coule les bougies Ă  la main. C’est un travail vraiment très minutieux, car il y a beaucoup d’Ă©lĂ©ments Ă  respecter comme des tempĂ©ratures et des dosages de concentration de parfums.  Puis une parfumeuse de Grasse qui a crĂ©Ă© les parfums sur mesure. Pour chaque senteur, je lui ai donnĂ© un brief : des informations comme des images, des sensations, des souvenirs… Et pour chaque bougie, elle me faisait deux propositions, des formules uniques, crĂ©Ă©es pour la marque. Une fois les choix dĂ©finis, elle en a fait une grosse production qu’elle a envoyĂ© au maĂ®tre artisan cirier. De son cĂ´tĂ©, il a pu commencer Ă  faire ses mĂ©langes, avec des concentrations qui sont en fait un peu toutes diffĂ©rentes. Parce qu’en fait, ce que je voulais absolument, c’Ă©tait que ces bougies sentent aussi bien Ă  froid qu’au brĂ»lage, sans que cela soit trop entĂŞtant.
Je suis une très grande consommatrice de bougies, et il y a parfois des bougies qui peuvent couter très très cher mais qui me prennent au nez, qui sentent trop fort. Et du coup, quand c’est le cas, on vient Ă  les laisser de cĂ´tĂ©, ce qui est vraiment dommage.
Pour Bianca Paris, ce sont donc des dosages très précis. Nous avons fait beaucoup, beaucoup de tests. Au final, ce sont six senteurs qui ont été composées.

© Marine Leroy

Combien de temps finalement cela a-t-il pris pour concrétiser le projet  ?
L’idĂ©e m’est venue en avril 2016 et le site a Ă©tĂ© lancĂ© fin octobre. Cela a Ă©tĂ© relativement assez rapide, mais j’ai quand mĂŞme mis trois mois Ă  trouver mon maĂ®tre artisan cirier. J’ai fait beaucoup de recherches, parce que je ne voulais pas du tout quelque chose d’industriel et je voulais vraiment promouvoir l’artisanat français.

Pourquoi  « Bianca Paris » ?
HonnĂŞtement, il n’y a pas un gros brainstorming derrière ce nom, c’est venu un peu comme ça un jour. C’est un prĂ©nom que j’aime bien, très fĂ©minin, que je trouve très chic, très Ă©lĂ©gant, c’est l’univers que je voulais donner Ă  mes bougies, quelque chose de raffinĂ©. Et puis, « bianca », cela veut aussi dire « blanc » en italien et ma bougie ne subit aucune coloration, elle est blanche naturellement.

© Marine Leroy

Aujourd’hui, on a l’impression que la bougie est devenue l’objet indispensable  à avoir dans une maison. Toutes les marques « crĂ©ent » et commercialisent leurs bougies, on en retrouve partout. Comment penses-tu te dĂ©marquer, rĂ©ussir Ă  te faire une place au sein de ce marchĂ© ? Il faut avoir la motivation de se dire que c’est possible…
Premièrement, je pense déjà me différencier grâce aux compositions de mes parfums. Encore une fois, le fait de travailler avec un artisan cirier est vraiment un atout.
Aujourd’hui, on a tendance a toujours voir des parfums Ă  la senteur unique (rose, vanille, caramel..) et, connaissant l’envers du dĂ©cor, il faut savoir que ce sont des parfums que l’on achète en bidon. Par exemple, le « caramel » d’une marque est le « confiture de lait » d’une autre marque concurrente, alors que c’est exactement la mĂŞme formule.
Mes parfums quant à eux, sont créés sur mesure : ils ont leur caractère propre et singulier et ont aussi un univers. Je ne propose pas « caramel », je propose plutôt « La Gourmande », qui a aussi des petites notes de confiture de lait, des petites notes de miel, de lait chaud. Il y a une histoire derrière chacun des parfums de mes six bougies.
En faisant mes recherches au dĂ©but, je suis tombĂ©e sur des entreprises qui faisaient « à façon », c’est-Ă  dire qu’elles produisaient en grande quantitĂ© pour plusieurs marques. C’est pour cela que je disais que c’est Ă  peu près le mĂŞme parfum partout, au final il n’y a que le design et l’Ă©tiquette qui change. Ces entreprises faisaient aussi bien des bougies pour un club de foot cĂ©lèbre que pour une boulangerie. Ce sont des personnes qui n’ont pas de marque propre, mais qui font Ă  façon, pour les autres.
Après, il y a aussi de grandes marques de bougies parfumĂ©es, très concurrentielles, mais aussi très confidentielles, qui ont leur propre usine, leur propre parfumeur. Par contre, lĂ  oĂą elles pèchent un petit peu, c’est au niveau de la cire : elles utilisent des mĂ©langes de paraffine et de vĂ©gĂ©tal. Et la paraffine ce n’est pas top du tout, c’est du pĂ©trole. En plus de cela, un autre souci de la paraffine c’est qu’elle absorbe beaucoup le parfum donc la bougie a un moins bon rendu olfactif, et aussi, le verre de la bougie noircit. Parce que justement c’est de la suie. Et c’est ce que tu respires. Niveau composition, il faut donc faire attention, malgrĂ© les odeurs divines de certaines bougies. Mais ça, c’est le choix de chacun.
Il y a trois types de cire : la cire animale (c’est la cire d’abeille) , la cire minĂ©rale (la paraffine) , et la cire vĂ©gĂ©tale, qui peut ĂŞtre du soja ou de la palme (plutĂ´t dĂ©criĂ©e aujourd’hui) . Pour Bianca Paris, je n’utilise que du naturel, et c’est du soja.
Ensuite, je pense que j’ai quand mĂŞme un bon rapport qualitĂ© prix. Les bougies sont Ă  34 euros chacune. Un prix raisonnable, et en fait en dessous de la moyenne, bien plus bas que ce que les femmes que j’ai interrogĂ©es pendant mon Ă©tude de marchĂ© Ă©tait prĂŞte Ă  payer.
Autre Ă©lĂ©ment très important pour moi bien sĂ»r : tout est fait en France. Du verre jusqu’Ă  l’Ă©tiquette.
Mon visuel se distingue aussi. On est dans un coffret, non pas dans un Ă©tui comme beaucoup peuvent le faire. C’est un coffret que j’ai fait aussi fabriquer en France, par une entreprise Lyonnaise. Je l’ai voulu aussi très simple, très Ă©purĂ©, très sobre et ce que je voulais surtout, – j’avais un exemple d’Ă©cole de commerce, de marketing en tĂŞte – c’Ă©tait quelque chose comme les boĂ®tes d’Iphone. Je m’explique : on ne sait pas pourquoi, mais mĂŞme si elles ne nous servent Ă  rien, on finit toujours par les garder. Donc ce que je voulais, c’est une boĂ®te que l’on puisse garder par la suite, dans laquelle on pourrait par exemple mettre ses bijoux.  J’ai des clientes qui  y rangent leur parfum dedans. Je voulais vraiment qu’on puisse garder le coffret.

© Marine Leroy

Tu proposes six bougies de 180g. Penses-tu Ă©largir la gamme prochainement ?
J’ai d’autres senteurs en back up, auxquelles je pense oui, par contre pas de fabrication avant l’Ă©tĂ© prochain. Je fais produire en petite quantitĂ© pour le moment, pour me laisser le temps de voir si la marque va fonctionner comme je le souhaite. Pour le moment, j’ai de la chance, car tous les parfums marchent bien. Avec un plus pour « La BoisĂ© » et « La Douce », mais peut-ĂŞtre aussi parce que c’est la saison qui le veut. Les hommes ont tendance Ă  aller plus vers « La FruitĂ© » et « La BoisĂ© » , les jeunes filles adorent « La Gourmande » et les femmes un peu plus mĂ»res aiment bien « La Florale » et « La Tonique » surtout. Dont j’ai une cliente type : 45/50 ans, hyper dynamique, qui a tendance Ă  faire du yoga. C’est assez marrant et hallucinant. Mais je pense que celle-ci marchera aussi bien cet Ă©tĂ©, c’est un mĂ©lange d’agrumes et de verveine, c’est citronnĂ©.

© Marine Leroy

© Marine Leroy

As-tu des revendeurs ?
Au dĂ©but je ne voulais vendre que sur le site internet, c’est pour cela qu’il a Ă©tĂ© crĂ©Ă©. Le digital est un moyen de communication et de distribution dont on ne peut plus se passer. On peut toucher les gens partout, aussi bien au niveau national qu’international. On est dispo tout le temps pour rĂ©pondre aux demandes. Ce n’est pas une boutique oĂą tu ne touches que la population locale et oĂą tu n’es ouverte que 5 jours par semaines, de telle heure Ă  telle heure. C’est vraiment ce modèle de distribution que je voulais.
Mais grâce aux rĂ©seaux sociaux, j’ai des petites boutiques qui me contactent pour me distribuer. Ce qui est bien car cela me permet de gagner en visibilitĂ©, par contre, cela peut me manger une grosse partie de ma marge, qui n’est dĂ©jĂ  pas Ă©norme. Donc pour le moment, vu que je dĂ©bute, c’est vrai qu’aller chercher les revendeurs n’est pas ma stratĂ©gie première. Si l’on vient m’en faire la demande, j’accepte, mais c’est vrai que ce n’est pas encore moi qui vais vers eux.
Après, j’ai remarquĂ© qu’il y a avait aussi ce type de clientèle, intĂ©ressĂ©e par la bougie parfumĂ©e, mais rĂ©ticente Ă  l’achat sur internet, puisqu’impossible de sentir par avance les parfums et que l’achat d’une bougie marche beaucoup au coup de coeur, c’est vrai. Donc du coup, je suis entrain de dĂ©velopper quelque chose avec ma parfumeuse pour remĂ©dier Ă  cela. On voudrait crĂ©er des petits testeurs, comme on trouve chez les parfumeurs, qu’on protĂ©gerait et qu’on enverrait gratuitement. Le client pourrait ainsi faire son choix plus facilement avant de passer commande.
Ensuite, Bianca Paris est vraiment rĂ©cente, et pour le moment, ce qui fonctionne bien, c’est le bouche-Ă -oreille, et j’en suis très satisfaite. Je commence Ă  avoir des clientes qui recommande, avec un peu plus de volume. Les retours clients ne sont que positifs pour le moment. Ils sont assez contents, ils m’Ă©crivent gĂ©nĂ©ralement que l’odeur correspond bien Ă  ce qu’ils imaginaient par rapport au descriptif qu’ils avaient pu lire sur le site.
Les retours m’intĂ©ressent beaucoup, c’est important d’Ă©couter sa clientèle.

© Marine Leroy

© Marine Leroy

Quels conseils pourrais-tu donner Ă  quelqu’un qui a envie de se lancer Ă  son propre compte, de lancer sa marque ? Comment l’encourager ?
Il faut ĂŞtre bien entourĂ©. Famille ou amis, un bon support moral est un atout majeur. Mais il faut aussi avoir de bons conseillers autour de soi, qu’il s’agisse d’avocat, de comptable, de la Chambre de Commerce… il faut se sentir en confiance avec les personnes qui vont vous aider Ă  porter votre projet. Et le plus important de tous les conseils : il faut se faire confiance. Faire attention Ă  tous les avis qu’on va vous donner. On me disait : « il faudrait faire comme ci, comme ça », on me donnait parfois beaucoup d’avis, mais les propositions que l’on me faisait ne me ressemblaient pas. Il faut s’Ă©couter, garder ses valeurs et suivre son instinct.
Mon objectif Ă©tait de tout faire en France. J’ai rĂ©ussi, mais, j’ai Ă©tĂ© tentĂ©e bien sĂ»r par la production de boĂ®te en Asie par exemple, pour des questions Ă©conomiques Ă©videntes. Alors, garder la production en France me revient plus cher, mais c’est un choix que j’ai fait, je m’en suis tenu Ă  mes valeurs. Je voulais vraiment proposer un produit 100% made in France et je suis heureuse d’avoir rĂ©ussi.

© Marine Leroy

Pour nos lecteurs qui auront succombé à ton univers. Peux-tu nous donner quelques un de tes derniers coups de coeur :

– CinĂ©ma : « La Guerre est dĂ©clarĂ©e » de ValĂ©rie Donzelli m’a beaucoup marquĂ©.


– LittĂ©raire : 
je suis une fan de polars suédois, surtout ceux de Camilla Läckberg


– DĂ©co : une photographie de Max Wanger, le modèle « The Wait » ou « Solitude ».

© Max Wanger

© Max Wanger

© Max Wanger

– Mode : SĂ©zane bien sĂ»r, les Low Montana que je rachète pour la 2ème fois!


– Musique :
Agnès Obel et les musiques de Hans Zimmer, qui me transportent à chaque fois.


– Parfum :
Mediterranean Honeysuckle Aerin (EstĂ©e Lauder), c’est mon parfum d’Ă©tĂ© mais j’ai du mal Ă  m’en sĂ©parer, mĂŞme l’hiver…

 

M.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *